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LIVEBASKET.fr
lundi 03 août 2015
18:34 - Retour sur 2015 : quand Hassan Whiteside s'amusait avec les Bulls, 12 contres en 25 minutes ! - TRASHTALK.FR


15:34 - Joe Alexander refuse une offre des Celtics et reste en Europe  - BASKET-INFOS.COM

Joe
Alexander

Joe Alexander, ancienne star de West Virginia, a décidé de rester en Europe au Dinamo Sassari. Selon David Pick il a refusé une offre des Boston Celtics, sans doute sous forme d'invitation pour le training camp. L'an passé il a joué au Maccabi Tel Aviv (6.3 points et 2.8 rebonds) après avoir fait le training camp avec les Nuggets. En carrière il totalise seulement 67 rencontres en NBA (Milwaukee et Chicago) pour des moyennes de 4.2 points et 1.8 rebonds. https://twitter.com/IAmDPick/status/62793295065123 6352


10:30 - [Décès] Bob Kauffman, une ancienne légende de Buffalo nous a quitté à l?âge de 69 ans - BASKETRETRO.COM
[Décès] Bob Kauffman, une ancienne légende de Buffalo nous a quitté à l?âge de 69 ans
Ancien All Star des Braves de Buffalo, Bob Kauffman, nous a quitté la semaine passée le 27 juillet dans la banlieue d’Atlanta à la suite de problèmes cardiaques à l’âge de 69 ans. Drafté à la 3ème position de la Draft de 1968 par les Supersonics de Seattle, Kauffman a notamment marqué l’histoire des Braves, franchise ancêtre des Clippers, en devenant le premier joueur de son histoire sélectionné à un All Star Game. Après une année rookie non concluante à Seattle avec 7,8 points et 5,9 rebonds de moyenne, Bob Kauffman est rapidement transféré aux Bulls de Chicago en échange de Bob Boozer. Sous les ordres de Dick Motta, Kauffman est rapidement utilisé comme dernière rotation. Dans le cadre de la Draft d’expansion pour la nouvelle franchise de Buffalo, il rejoint alors les Braves en 1970, pour devenir leur pivot titulaire. Répondant ainsi aux attentes de sa franchise en compilant 20 points, 11 rebonds et 4,5 passes décisives de moyenne par match, il est sélectionné au All Star Game de 1971 pour la toute première fois de sa carrière. Retrouvant son poste naturel d’ailier fort la saison suivante après l’arrivée d’Elmore Smith, Kauffman confirme avec des moyennes de 18,9  points et [...]

dimanche 02 août 2015
17:37 - Disparition de l'ancien All-Star Bob Kauffman - BASKET-INFOS.COM

bob kauffman

Bob Kauffman, 69 ans, est décédé il y a une semaine dans la banlieue d'Atlanta. N°3 de la draft 1968, il a joué une saison pour les Seattle SuperSonics et les Bulls avant de rejoindre les Buffalo Braves (aujourd'hui Los Angeles Clippers) de 1970 à 1974 puis les Hawks entre 1974 et 1975. Trois fois All-Star (1971, 1972, 1973), il a également été coach des Pistons entre 1977 et 1978. Ses statistiques en carrière : 11.5 points 7 rebonds et 2.7 passes. Culminant à 2,03m, il jouait ailier fort ou pivot. Pour la première saison des Braves en 1970-71, il tourne à 20.4 points 10.7 rebonds et 4.5 passes de moyenne. https://youtu.be/99NGxjE-V8E


16:23 - Les Bulls vont-ils vraiment se mettre à l'attaque ? - INSIDEBASKET.COM


15:36 - Les équipes les plus difficiles à défendre selon LeBron James - BASKET-INFOS.COM

lebron james iguodala

LeBron James a dévoilé les équipes qui demandent selon lui le plus de travail en défense puis les 5 villes où il préfère jouer. À la question : « qui vous impose la plus difficile mission défensive ? », voici ce qu'il répond :
San Antonio, Golden State, Atlanta, Miami
Et pour ses 5 villes préférées pour disputer un match :
Los Angeles, New York, Chicago, Boston, Golden State (Oakland)
via Twitter


13:23 - Stat: Qui a joué le plus de matchs pour chaque franchise NBA ? - BASKET-INFOS.COM

Tim Duncan et Kobe Bryant

Quel est le joueur qui a joué le plus de matchs pour votre franchise préférée (et les autres) ? HoopsHype s'est prêté au jeu. On notera que sept de ces joueurs sont toujours en activité, avec de futurs Hall-of-Famers tels que Tim Duncan, Kobe Bryant, Dirk Nowitzki, Kevin Garnett, Dwyane Wade, mais aussi d'autres joueurs plus humbles tels que Mike Conley, David West. Atlanta Hawks : Dominique Wilkins, 882 matchs de 1982 à 1984. Boston Celtics : John Havlicek, 1270 matchs de 1962 à 1978. Brooklyn Nets : Buck Williams, 635 matchs de 1981 à 1989. Charlotte Hornets : Dell Curry, 701 matchs de 1988 à 1998. Chicago Bulls : Michael Jordan, 930 matchs de 1984 à 1998. Cleveland Cavaliers : Zydrunas Ilgauskas, 771 matchs de 1997 à 2010. Dallas Mavericks : Dirk Nowitzki, 1265 matchs de 1998 à 2015. Denver Nuggets : Alex English, 837 matchs de 1980 à 1990. Detroit Pistons : Joe Dumars, 1018 matchs de 1985 à 1999. Golden State Warriors : Chris Mullin, 807 matchs de 1985 à 2001. Houston Rockets : Hakeem Olajuwon, 1177 matchs de 1984 à 2001. Indiana Pacers : Reggie Miller, 1389 matchs de 1987 à 2005. Los Angeles Clippers : Randy Smith, 715 matchs de 1971 à 1983. Los Angeles Lakers : Kobe Bryant, 1280 matchs de 1996 à 2015. Memphis Grizzlies : Mike Conley, 581 matchs de 2007 à 2015. Miami Heat : Dwyane Wade, 781 matchs de 2003 à 2015. Milwaukee Bucks : Junior Bridgeman, 711 matchs de 1975 à 1987. Minnesota Timberwolves : Kevin Garnett, 932 matchs de 1995 à 2015. New Orleans Pelicans : David West, 503 matchs de 2003 à 2011. New York Knicks : Patrick Ewing, 1039 matchs de 1985 à 2000. Oklahoma City Thunder : Gary Payton, 999 matchs de 1990 à 2003. Orlando Magic : Nick Anderson, 692 matchs de 1989 à 1999. Philadelphia 76ers : Hal Greer, 1122 matchs de 1958 à 1973. Phoenix Suns : Alvan Adams, 988 matchs de 1975 à 1988. Portland Trail Blazers : Clyde Drexler, 867 matchs de 1983 à 1995. Sacramento Kings : Sam Lacey, 888 matchs de 1970 à 1982. San Antonio Spurs : Tim Duncan, 1331 matchs de 1997 à 2015. Toronto Raptors: Morris Peterson, 542 matchs de 2000 à 2007. Utah Jazz : John Stockton, 1504 matchs de 1984 à 2003. Washington Wizards : Wes Unseld, 984 matchs de 1968 à 1981.


11:28 - Joakim Noah : « Je me sens plus affamé que jamais » - BASKET-INFOS.COM

noah

Décevant la saison passée (7.2 points 9.6 rebonds 4.7 passes et 1.1 contre par match contre 12.6 points 11.3 rebonds 5.4 passes et 1.5 contre en 2013-14, où il avait été élu défenseur de l'année tout en terminant 4e aux votes pour le MVP) dans une association (qui pourrait disparaître la saison prochaine) avec Pau Gasol, Joakim Noah (opéré du genou en mai 2014) compte prouver qu'il peut toujours aider les Bulls à gagner la saison prochaine.

Noah on his health: "Last year was very humbling. I feel hungrier than ever and ready to prove I can help this team win big."

? K.C. Johnson (@KCJHoop) 1 Août 2015
L'année dernière a été une belle leçon d'humilité. Je me sens plus affamé que jamais et prêt à prouver que je peux aider cette équipe à gagner gros.
 


09:03 - Team USA : Derrick Rose pense à se réserver pour les Bulls - BASKETSESSION.COM


08:20 - Derrick Rose se joindra-t-il à Team USA ? - BASKET-INFOS.COM

Derrick Rose team usa

Comme le mentionne ESPN, Derrick Rose n'a toujours pas pris de décision quant à sa participation au camp de Team USA. Le joueur a appuyé sur le fait qu'il adorerait jouer pour l'équipe nationale aux Jeux Olympiques. Cependant, il évaluerait également le bénéfice potentiel d'un repos prolongé avant le début du training camp auprès des Chicago Bulls.

Pour rappel, le meneur était dans la course pour figurer dans l'effectif des Jeux de Londres en 2012. Sa blessure aux ligaments croisés dès la première rencontre des playoffs a coupé court à ses ambitions. Deux fois médaillés d'or aux Mondiaux 2010 et 2014, la participation du meneur aux campagnes nationales a toujours été soutenue par son coach de l'époque, Tom Thibodeau, et le dirigeant des Bulls Gar Forman.

La direction de Team USA, représentée par Jerry Colangelo, a été catégorique : la présence au camp est obligatoire pour espérer participer aux Jeux Olympiques de Rio. Mais ce camp de deux jours est un workout hors contrat, et la décision de Rose est donc incertaine actuellement.



samedi 01 août 2015
15:15 - L'association Joakim Noah / Pau Gasol terminée à Chicago ' - BASKET-INFOS.COM

joakim noah pau gasol

Cet été, les Bulls, éliminés au deuxième tour des playoffs, n'ont pas drastiquement changé leur roster. Mais le coach a changé (Fred Hoiberg remplacera Tom Thibodeau en 2015-16) et cela pourrait se traduire par différentes combinaisons au poste 4 et 5. Ainsi selon Sam Smith d'NBA.com, Joakim Noah et Pau Gasol ne devraient plus se retrouver ensemble dans le cinq majeur la saison prochaine. L'une des combinaisons possible, c'est la paire Gasol / Nikola Mirotic :
En jouant cet été, je pense que cela va développer notre relation sur et en dehors du terrain, ce sera positif de transférer cela dans notre équipe à Chicago.
Les autres sont Gasol et Taj Gibson, Noah et Gibson ou encore Noah et Mirotic.
Je ne m'attends pas à être le joueur qui joue le plus de minutes dans l'équipe. Ce n'était pas le cas l'année dernière, c'était Jimmy (Butler). Je m'attends à avoir un rôle substantiel comme j'ai toujours en dans ma carrière et d'être une clé importante de notre équipe. J'ai parlé avec Fred au téléphone et nous avons échangé des messages. Je ne sais pas exactement comment mon rôle va évoluer, s'il est amené à évoluer. Je suis certain qu'il y aura des ajustements et quelques changements mais je ne sais pas comment cela m'affectera personnellement.
Hoiberg a prévu d'aller rendre visite à Gasol en Espagne le mois prochain, sans doute pour éclaircir certains points. via NBA.c om


11:25 - Jerel McNeal signe en Grèce - BASKET-INFOS.COM

jerel mcneal

Coupé par les Suns, Jerel McNeal (1,91m, 28 ans) poursuivra sa carrière en Grèce la saison prochaine (Aris Salonique). Le natif de Chicago qui avait tourné à 19.2 points 4.2 rebonds et 4.7 passes par match en D-League la saison dernière avait joué 4 matchs de Summer League à Las Vegas pour 2.8 points 2.2 passes et 0.5 interceptions par match en un peu plus de 15 minutes par rencontre. Il compte 6 matchs NBA à son actif avec Phoenix en 2014-15. L'ancien de Marquette n'avait pas été drafté en 2009.  


vendredi 31 juillet 2015
19:01 - Le match rétro de la semaine : Chicago ? Houston, janvier 1997 - BASKETRETRO.COM
Le match rétro de la semaine : Chicago ? Houston, janvier 1997
Une affiche somptueuse, un florilège de futurs hall of famers, les deux grands favoris pour le titre NBA, un aperçu d’une finale qui n’aura jamais lieu. Nous sommes le 19 janvier 1997 et NBC offre à ses téléspectateurs un duel très attendu entre les Bulls de Jordan et les Rockets d’Olajuwon. C’est simple depuis 1991, ces deux franchises ont remporté tous les titres jusqu’ici. A ce moment précis de la saison régulière, les 2 équipes ont les meilleurs bilans de leur conférence respective, donc en résumé, les 2 meilleures équipes de la ligue face à face. 1 semaine auparavant, ils s’étaient déjà affronter au United Center de Chicago où les Texans étaient repartis avec une sacrée fessée (86-110). Une revanche est donc attendue, d’autant plus que dans l’histoire entre ces 2 équipes, depuis qu’Hakeem Olajuwon et Michael Jordan s’affrontent, c’est bien The Dream qui a gagné le plus souvent, surtout au Texas (2 victoires seulement pour Jordan depuis 1985 à Houston!). Quelques absents tout de même à noter comme Ron Harper et Dennis Rodman pour les Bulls, ce dernier a en effet été suspendu quelques jours plus tôt dans l’affaire du caméraman à Minnesota. Charles Barkley n’est pas non plus [...]

jeudi 30 juillet 2015
16:01 - [Franchise History] Cleveland Cavaliers 1999 ' L'effet Lock-Out - BASKETRETRO.COM
[Franchise History] Cleveland Cavaliers 1999 ' L'effet Lock-Out
Club meurtri par les exploits de Michael Jordan, Cleveland se voyait redonner un nouveau souffle autour d’un noyau de jeunes joueurs talentueux avec comme leader, Shawn Kemp. En l’espace de quelques mois, tout s’effondre, mais pourquoi donc? Ah les Cavs, on les voyait déjà dangereux et personne ne pouvait imaginer une absence en playoffs. Après plusieurs années de galère et d’ennui total, la franchise redécollait enfin pour la saison 1997/1998. Les rookies Brevin Knight, Cedric Henderson et Derek Anderson enflammaient le public de la Gund Arena, habitué à hiberner à cause d’un jeu soporifique à souhait, mis en place par Mike Fratello qui consistait à défendre comme des dingues et ne prendre qu’un tir au bout des 24 secondes! Changement total avec aussi l’arrivée de Shawn Kemp, terreur des arceaux avec Seattle et une première saison dans l’Ohio réussie. Zydrunas Ilgauskas frais comme un gardon après ses problèmes aux pieds, faisait déjà parti du gratin des pivots en NBA. Un premier tour prometteur contre Indiana, futurs finalistes à l’est face aux Bulls, et puis… la faute à pas de chance. PLUS DURE SERA LA CHUTE Entre juin 1998 et janvier 1999, les chaînes de fast food Quick, Mc Do, Burger [...]

mercredi 29 juillet 2015
13:46 - LeBron James se livre à un questions/réponses - BASKET-INFOS.COM

lebron
james re

Cette nuit LeBron James a accordé un peu de temps aux twittos pour répondre à quelques questions. Voici quelques extraits: Hormis Dwyane Wade, qui est ton coéquipier préféré ? Ray Allen, Chris Bosh, Kevin Love, Kyrie Irving, juste pour en citer quelques uns https://twitter.com/KingJames/status/6261707513186 83648 Tes trois amis les plus proches en NBA ? Dwyane Wade, Carmelo Anthony et Chris Paul https://twitter.com/KingJames/status/6261688301932 21633 Pourquoi avoir choisi le basket ? J'aimais simplement le regarder à la télé et ma mère m'a acheté un mini-panier. Ca a commencé comme ça https://twitter.com/KingJames/status/6261660059921 36704 Quelle est ta joueuse préféré en WNBA ? Diana Taurasi https://twitter.com/KingJames/status/6261756155956 18308   Outre Cleveland, dans quelles villes aimes-tu jouer le plus ? Los Angeles, New York, Chicago, Boston et Golden State. https://twitter.com/KingJames/status/6261675327397 76512 Quelles sont les équipes les plus difficiles à défendre Les attaques des Spurs, Warriors, Celtics, Hawks et Heat. https://twitter.com/KingJames/status/6261797097228 61568 Quel avis sur les Spurs ? Vous allez être très bons cette saison. Bonne chance #J'aime Pop https://twitter.com/KingJames/status/6261773084292 95616 Un super pouvoir pour un jour ? La téléportation https://twitter.com/KingJames/status/6261778983497 72800 Quel est ton rappeur préféré ? Jay Z, sans hésiter https://twitter.com/KingJames/status/6261677515020 73856 Quel est ton film préféré ? Gladiator, Le Parrain 2.  Qui en dehors de ta famille et du basket t'a inspiré ? Batman et Michael Jordan dans mon enfance https://twitter.com/KingJames/status/6261686375194 70593 Qu'est-ce que ça fait de perdre tout le temps ? Je ne sais pas trop parce que je gagne plus que je perds mon ami https://twitter.com/KingJames/status/6261683327026 01216


11:47 - Le NBA Africa Game diffusé sur beIN Sports - BASKET-INFOS.COM

nba-africa-game1

Pour ceux qui sont en manque de basket, samedi vous aurez l'occasion de céder à votre addiction avec le premier match NBA sur le sol africain, le NBA Africa Game. Ce match version "All-Star Game" joué à l'Ellis Park Arena de Johannesbourg, sera diffusé en direct sur beIN SPORTS 2 à 15h et commenté par Eric Micoud et Benjamin Bernard. Rediffusion le lendemain à 10h sur  beIN SPORTS 3   Rappel des effectifs: La « Team Africa » regroupe des joueurs nés en Afrique ou d'origine africaine (seconde-génération) : Luol Deng (Miami Heat; Grande-Bretagne; né au Sud-Soudan) Al-Farouq Aminu (Portland Trail Blazers ; Etats-Unis, parents originaires du Nigéria) Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks, Grèce, parents originaires du Nigéria) Nicolas Batum (Charlotte Hornets; France; un parent originaire du Cameroun) Bismack Biyombo (Toronto Raptors; République Démocratique du Congo) Boris Diaw (San Antonio Spurs; France; un parent originaire du Sénégal) Nazr Mohammed (Chicago Bulls; un parent originaire du Ghana) Gorgui Dieng (Minnesota Timberwolves; Sénégal) Festus Ezeli (Golden State Warriors; Nigeria) Serge Ibaka (Oklahoma City Thunder; Congo)* Luc Mbah a Moute (Sacramento Kings; Cameroun) La « Team World » rassemble les joueurs du reste du monde Chris Paul (Los Angeles Clippers, Etats-Unis) Bradley Beal (Washington Wizards ; Etats-Unis) Kenneth Faried (Denver Nuggets; Etats-Unis) Marc Gasol (Memphis Grizzlies; Espagne) Pau Gasol (Chicago Bulls; Espagne) Jeff Green (Memphis Grizzlies; Etats-Unis) Trey Burke (Utah Jazz; Etats-Unis) Evan Turner (Boston Celtics; Etats-Unis) Nikola Vucevic (Orlando Magic; Monténégro) * ne jouera pas pour cause de blessure


mardi 28 juillet 2015
18:47 - Shaq sur Scottie Pippen : « Je ne laisse pas les clodos me manquer de respect » - BASKET-INFOS.COM

Shaq
et Scottie Pippen

L'embrouille continue entre Shaquille O'Neal et Scottie Pippen. Cette fois, l'ancien Laker a tapé fort durant un podcast :
C'était un montage des 5 meilleurs joueurs des Lakers de l'histoire contre les 5 meilleurs joueurs de l'histoire des Bulls et j'ai dit qu'on leur mettrait 50 points. C'est mon point de vue et je le maintiens. Il a rendu ça personnel quand il m'a dit qu'il ne croyait pas aux cas hypothétiques. Il a tapé le premier, j'ai répondu et j'aurai le dernier mot. Je ne laisse pas les clodos me manquer de respect. Oui c'était un excellent joueur mais je suis le pont, il est l'eau. Il sera toujours en-dessous de moi. Scottie Pippen ne peut pas me manquer de respect. Il me cherche, il me trouve et on peut faire ça toute la journée car je n'ai rien à faire.
via The Big Podcast with Shaq


lundi 27 juillet 2015
21:24 - Jimmy Butler: il ne faut pas se contenter de dire que nous pouvons jouer le titre, il faut le faire - BASKET-INFOS.COM

Joakim Noah, Jimmy Butler et Derrick
Rose

Les Chicago Bulls font partie des équipes dont l'effectif n'a quasiment pas bougé cet été puisque Jimmy Butler, Aaron Brooks et Mike Dunleavy ont été re-signés et seul l'entraîneur a changé. Ils feront encore partie des prétendants à l'Est et devront faire oublier une saison 2014-15 plutôt décevante. Jimmy Butler s'est bien sûr montré confiant mais maintenant il faut transformer les paroles en actes.
Je pense que nous pouvons jouer le titre. Cependant comme je l'ai déjà dit, je pense que nous ne pouvons pas nous contenter de dire que nous pouvons jouer le titre. Il faut le faire. Nous avons le même roster, hormis l'arrivée de Bobby Portis, qui est notre rookie. J'aime nos chances de titre. Je pense que personne dans cette ligue ne joue pour perdre, donc je pense que nous pouvons remporter le titre. Mais tant que nous n'avons pas gagné ce ne sont que des paroles. Cependant je peux vous dire que j'aime nos chances.
Via Fox Sports


dimanche 26 juillet 2015
17:37 - Bulls 95/96 ' 72 victoires pour l'histoire : Nick Anderson et le Magic réveillent les prédateurs - TRASHTALK.FR


samedi 25 juillet 2015
12:56 - Sam Hinckie et les 76ers avant la draft: à en péter une durite - BASKET-INFOS.COM

Logo Sixers

Le présent article aurait dû paraître avant la draft et compter parmi la phalange de papiers née au nom du #JoueLaCommeDiLéo instigué par Sixers.debats-sp orts.com. Hélas, il n'a pu être bouclé à temps et s'est retrouvé sur le quai de la gare à regarder le train se fondre dans l'horizon sans lui à son bord. Comme beaucoup trop de choses en ce monde, le timing est important. Durant ces quelques instants précédant la draft, les 76ers étaient acidement conscient d'être face à un tournant décisif de leur reconstruction. Et à fleur de peau comme jamais devant la décision à prendre quant à ce troisième pick.

Logo Sixers

Vous avez peut-être l'impression que Sam Hinkie est un visionnaire qui avance ses pièces sur l?échiquier avec l'assurance de celui qui sait. Qu'il est le genre d'homme à braver stoïquement les frondes et les moqueries parce que les fils invisibles qu'il tire feront de lui celui qui rira le dernier. A force de l'observer réaliser des mouvements qui paraissent idiots au premier coup d??il et géniaux au second, plier les règles pour qu'elles le servent et se construire un arbre des possibles aux branches débordant les limites de l'horizon, vous en êtes peut-être effectivement venus à voir le jeune General Manager ainsi.

Vous vous mettez le doigt dans l??il. Il claque des phalanges et transpire à grosses gouttes à chaque décision qu'il prend comme n'importe quel dirigeant NBA. Parce qu'aussi brillant et audacieux semble-t-il être, il est soumis aux mêmes lois universelles que tout un chacun : la certitude, en ce bas-monde, n'existe pas. Et peut-être plus que quiconque, il signe ses documents officiels avec dans son dos le regard lourd d'attentes et de menaces de ceux qui sont derrière la franchise.

C'est bien normal, l'intrépide GM a sciemment fait subir aux Sixers rafales de défaites, ridicule cuisant et accusations de pratiques déshonorantes avec un tanking de l'extrême, promettant que ce douloureux sacrifice leur donnerait les moyens de viser le titre. Il n'a pas le droit de se planter et encore moins le droit de finir avec une équipe vivotant péniblement en playoffs et incapable d'en passer le second tour. Mais construire un cador du championnat demande bien plus que suivre à la perfection une stratégie aux petits oignons. Son esprit peut être extrêmement acéré, il n'en reste pas moins qu'il pose carte après carte sur la table sans savoir si ce sont les bonnes. La draft en est une éclatante illustration: qui doit-il prendre avec son 3ème pick?

Le favori pour être appelé le premier par Adam Silver est l'intérieur sans faille, Kart-Anthony Towns. Mais dans trois ou quatre ans, sera-t-il encore considéré comme le meilleur joueur de cette cuvée? Aura-t-il encore cette petite longueur d'avance qu'il paraît actuellement posséder sur Jahlil Okafor, D'Angelo Russell, Kristaps Porzingis ou Mario Hezonja? Impossible d'en être sûr tant les exemples de James Harden, Stephen Curry ou Kawhi Leonard hurlent à mes oreilles.

Comme l'année dernière, Hinckie a la chance des lâches de ne pas choisir dans les tous premiers et donc d'avoir l'excuse de ne pouvoir prendre que que ce qui reste parmi les prospects du haut du panier. Mais contrairement à cette fois-ci, la liste des espoirs cinq étoiles s'allongent au-delà de la troisième place. Qu'importe les joueurs qui seront disponibles à cet instant de la draft, le GM aura un choix à faire. Et après deux ans de reconstruction dont les fruits n'ont pas encore donné une idée claire de l'avenir de la franchise, ce choix-là risque d'être considéré comme décisif pour Hinckie -positivement ou négativement selon son résultat- lorsque viendra l'heure de regarder dans le rétroviseur et de juger de la réussite de la reconstruction.

Sauf que, bordel, ce choix sera difficile. D'Angelo Russell est le joueur que j'ai à l'esprit pour cette équipe depuis un petit moment déjà. Quand je compare son portrait à la liste des critères que je recherche pour ce 3ème pick de Phila, je me retrouve à cocher l'enfilade de cases comme un maniaque du bingo: il est sur la même ligne que les meilleurs candidats de la draft, affiche le potentiel d'un franchise player, propose un profil extrêmement intéressant, positionne ses forces sur des secteurs clés du jeu (scoring et playmaking), ne présente a priori aucune faiblesse ou défaut incorrigible ou rédhibitoire, et colle parfaitement avec les premières pièces de la reconstruction de la franchise (Nerlens Noel et Joel Embiid, voire même Dario Saric, Jerami Grant et Robert Covington si on est optimiste).

Ce très jeune homme a montré de très belles qualités de shoot (y compris en sortie de dribble), de playmaking et de maniement de balle qui sont amoureusement articulées autour d'une bonne intelligence de jeu et d'une magnifique créativité. Vous rendez-vous compte des possibilités folles qu'offrent cette combinaison diabolique? A lui seul, ce joueur est susceptible permettre à une équipe de déployer un jeu varié, efficace et difficilement prévisible. Face à lui, les défenses adverses doivent en effet, en toutes circonstances et en toutes situations, surveiller sa capacité à dégainer, les lignes de passes jusqu'aux plus improbables et les décalages qu'il parvient à créer. Elles doivent surveiller ces possibilités en toutes circonstances, en toutes situations et en même temps. Absolument, en même temps.

Et il n'a que 19 ans, l'insolent. Tant de savoir-faire et d'intelligence à cet âge précoce deviendraient presque suspects. Ça l'est d'ailleurs peut-être un peu. Il n'avait pas la réputation d'être un aussi bon shooteur avant d'arriver à l'université et je me méfie toujours des explosions spontanées. Russell fait aussi un bon candidat au tableau des joueurs dominants en NCAA qui n'arrivent pas à transposer leur production à l'étage supérieur. Son petit manque d'explosivité et sa baisse d'efficacité face aux bonnes équipes universitaires appuient cette idée. Je ne serai toutefois pas étonné de voir ses qualités athlétiques se développer dans les prochaines années. Puis à même pas vingt ans, une seule petite année de college au compteur et la totalité de ces défenses adverses focalisées sur lui du fait de l'incurie de ses coéquipiers, il subissait des conditions pour le moins compliquées. Qui sait, après quelques matchs supplémentaires, il aurait peut-être fini par prendre la mesure de la hausse de niveau (et de centimètres des opposants) et posté des chiffres plus conformes à ce qu'attendu. "Qui sait?", c'est bien la fichue question qu'on peut accoler à tous les prospects sans exception.

Il y a toujours un risque d'échec avec les joueurs qui se présentent à la draft. Mais bon sang, Russell est parfait pour les projets des Sixers sur tous les plans. A côté de son léger manque d'explosivité, il est très long, excellent shooteur en diverses positions, techniquement très avancé dans plusieurs secteurs et intelligent; soit suffisamment outillé pour compenser ce bémol. Il demandera peut-être un peu de patience mais la récompense en vaut la chandelle. Comme tous prétendants à la NBA, Russell est un pari. Un pari que je fais les yeux fermés.

Mais si Kristaps Porzingis était meilleur? Pas forcément immédiatement mais à l'heure où l'on devra faire les comptes?

Après tout, certains observateurs ont dit qu'il était peut-être le joueur le plus talentueux de cette cuvée et il alignait de bonnes stats dans un championnat autrement plus relevé que la NCAA où Russell serrait les dents quand il en affrontait le gotha. Puis, mince, son profil est taillé pour la NBA des dix années à venir. Que cherche-t-on en premier lieu de nos jours chez un intérieur? En défense, de la protection du cercle et une réelle faculté à défendre les pick-and-rolls (et si un grand peut faire ça, il peut défendre les vifs powers vivant dans le périmètre du désormais sanctifié small ball). Ces deux capacités sont la plupart du temps aussi peu combinables que l'eau et l'huile et pourtant ce tronchard les affichent ensemble sans sourciller. En attaque, on rêve d'intérieurs de plus de sept pieds capables de planter de loin comme s'il n'y avait qu'à demander et de poser la balle à terre pour fondre vers le cercle quand cette crétine de défense se jette sur les trois points adverses. Ce fichu tronchard fait ça. Aujourd'hui, on veut pouvoir jouer grand comme jouer petit. Ce fichu taré de tronchard peut jouer poste 4 comme poste 5 et donc permettre ça aussi. Bordel.

Et si ses défauts qui me font le placer derrière au moins quatre prospects avec Okafor et Hezonja n'étaient qu'éphémères? Je le trouve en retard sur ses concurrents en matière de sens et compréhension du jeu (ses limites à la passe en sont une illustration), son shoot reste assez irrégulier et il manque de puissance et de dureté. Mais il n'a pas vingt piges. Je ne suis pas à l'abri de voir ces points noirs dûment notés sur ma petite feuille s'envoler comme poussière au vent au troisième souffle de temps. Pourquoi il n'y arriverait pas? Il débarque en Espagne à 15 ans, se fait une place dans la rotation d'une bonne équipe de première division à 18 et augmente encore son niveau la saison d'après. Ses faiblesses sont aussi bien plus exposées dans un championnat fait de professionnels aguerris et fichtrement bons que dans les petites joutes d'étudiants attardés de la NCAA.

Le secret pour réussir sa reconstruction, on le connaît tous. C'est le même que celui pour gagner le titre: avoir l'un des tous meilleurs joueurs de la ligue. Et si c'était ce letton qui allait rentrer dans ce cercle et pas les autres? Et si parallèlement ni Joel Embiid, ni n'importe quel autre Sixer n'y rentrait? J'aurais juste raté mon occasion de réussir cette pu*** de reconstruction pour laquelle j'ai donné le nom de la franchise aux moqueurs en jurant aux miens de les venger de ces quolibets par un imposant trophée plantée dans la vitrine du club. Ouais Porzingis menace de se planter comme un ciel de couleur gris fer menace un orage mais il compte aussi un destin hors norme dans les pattes.

Et si cette future superstar n'était pas Porzingis mais Mario Hezonja? Je ne parierai jamais contre un gamin qui est en train de se faire une place dans la rotation d'un des plus gros mastodontes européens des vingt dernières années alors même qu'il n'arrête pas de rebrousser dans le mauvais sens le poil de ses coéquipiers ultra-respectés sur tout le continent. Le croate a les qualités athlétiques d'un américain, l'égo et la confiance en lui d'un basketteur prénommé d'après un steack haut de gamme, le shoot d'un joueur de l'Ex-Yougoslavie et il a suffisamment de qualités tout autour de ça pour voler des minutes au sein du FC Barcelone. Il transpire la superstar même dans les côtés les moins affriolants: son égo dépasse vraisemblablement son potentiel, lequel dépasse celui du Magic d'Orlando dans un match à un contre cinq. Mais c'est souvent de ce bois que sont fait les légendes de la NBA.

Quel joueur est-il au plus haut niveau avec des vraies minutes et des grandes responsabilités? Les mauvais pendants de sa personnalité risquent-ils de prendre le pas sur The Right Way (individualisme, goût trop prononcé pour les tirs difficiles, niveau d'efforts fluctuant, relations difficiles avec ses coéquipiers)? Comment vivrait-il d'avoir éventuellement une autre star à ses côtés, peut-être plus forte que lui (comme Embiid ou un autre par exemple)? J'ai une tendance à rechercher des joueurs à la personnalité moins crispante car l'atmosphère au sein d'une équipe a selon moi une influence importante sur le terrain, et les autres joueurs de Philly sur laquelle s'appuie l'avenir s'incorporent assez bien dans cette philosophie. Mais si c'est Hezonja qui est la perle de cette draft? Son talent ne surpasserait-il pas ce risque ou le cas échéant, ces désagréments? Il est encore très jeune et sa personne peut encore évoluer. Se pourrait-il que les efforts du staff parviennent à le faire pousser dans un sens moins nitroglycériné? Je sais pas, punaise.

D'Angelo Russell reste devant ces prospects-là à mes yeux notamment parce que sa faculté à être l'instigateur d'un fabuleux jeu offensif à lui tout seul est pour moi une caractéristique plus décisive que le scoring pur d'Hezonja et la quinte flush royale défense protéiforme/jeu offensif extérieur chez ce seven footer de Porzingis. Je suis aussi plus confiant sur ses chances de devenir au moins un bon joueur, vraisemblablement parce que j'ai largement pu voir ses qualités passées en de nombreuses occasions au crible de la longueur d'un match avec les défenses adverses exclusivement focalisées sur elles. Celles des deux perles européennes n'ont pas autant eu l'occasion d'être autant mises à l'épreuve (moins de responsabilités, moins de temps de jeu) et si le fait qu'elles aient mis le nez à la fenêtre à un niveau de compétition plus élevé est en leur faveur, il ne donne finalement que peu d'informations sur la faculté de Porzingis et Hezonja à les dérouler efficacement dans un rôle plus exposé.

Mais ces trois joueurs sont loin de se résumer à ces maigres données et leur extrême jeunesse offre un champ des possibilités trop grand pour avoir des certitudes valables. Je ferai tout aussi bien de lancer une pièce en l'air, au moins je n'aurais pas à m'en vouloir si je me plante.

Et mince, mais si les Lakers draftent Russell plutôt que Jahlil Okafor? Je risque de me tirer une balle dans le citron avant de filer à Adam Silver le nom du prospect sélectionné.

L'effectif des Sixers, ou plutôt les pierres de la reconstruction qui sont déjà en place, Nerlens Noel et Joel Embiid, rendent stupide la sélection d'Okafor. Tous les trois sont des pivots qu'on peine à imaginer pouvoir être aussi bons qu'attendus s'ils sont décalés au poste 4. Une paire intérieure Noel-Embiid peut à l'extrême limite être envisagée car Noel devrait pouvoir défendre sur la plupart des power forwards adverses, format small ball compris, et tenir plus ou moins les pick and rolls, tandis qu'Embiid pourvoirait de toute façon la protection du cercle que Noel ne pourrait plus aussi bien produire en risquant d'être ainsi éloigné du cercle par une attaque maline. De l'autre côté du terrain, on ose espérer que le jeu dos au panier et le potentiel de shooteur du camerounais puisse faire vivre une attaque au spacing délicat du fait de la présence de Noel en ailier fort. Mais de manière générale, cette combinaison fait irrémédiablement naître le sentiment que ces deux joueurs ne seraient pas exploités au maximum de leurs moyens.

Alors comment voulez-vous caler Okafor au milieu de ce couple déjà mal assorti? Pire encore, si la combinaison entre Noel et Embiid peut être proposée du bout des lèvres pendant un temps, celles joignant Okafor et Embiid ou Okafor et Noel paraissent déjà voué à l'échec. La défense Embiidokafor pourrait à peine suivre les déplacements d'un power forward classique (ne parlons pas d'un small ball ennemi) ou survivre aux pick-and-rolls, et l'attaque Jahlioel verrait les quatre pieds de ce monstre se marcher dessus tout en clouant le cercueil d'un spacing pourtant indispensable. La paire Noelokafor ne ferait que dessiner le ballet de deux pivots clownesques s'emmêlant les pinceaux en essayant de faire chacun leur boulot malgré le boulet qu'ils sont tous les deux l'un pour l'autre dans leur domaine respectif.

Je n'ai rien contre l'idée d'avoir trois intérieurs qui jouent chacun une trentaine de minutes sur les postes 4 et 5 mais il doit y avoir au moins un joueur calibré sur chacune des deux positions et un autre capable d'enfiler les deux costumes sans problème pour que cette configuration ait au moins une petite chance de fonctionner. Le trio Noelembiidokafor forme un ménage à trois si dégueulasse qu'on ne le trouverait pas chez le plus sordide loueur de vidéos du circuit clandestin et il est donc à plusieurs pâtés de maison de cette petite chance. Oh et j'oubliais. Dario Saric, qui a le talent et le profil pour être un power forward d'une valeur rare en NBA, deviendra lui aussi un Sixer d'ici peu. Punaise.

Mais on ne drafte pas un joueur avec un pick si haut placé en se fondant sur les besoins de son effectif. Pas quand Philadelphie n'a encore aucune certitude sur la présence d'un franchise player dans son roster, pas quand on a poussé si loin et si douloureusement le concept du tanking pour obtenir le ou les joueurs susceptibles de porter la cité fraternelle aux firmaments, et pas quand les joueurs disponibles après Okafor ne semblent pas avoir autant de valeur que lui. Purée, on est coincé.

Okafor est si fort en attaque que je pourrais pleurer en comparant son jeu offensif à celui de Dwight Howard, pourtant titulaire de 18 points en moyenne à 58% de réussite en 11 ans de carrière. Envoyer la balle à un intérieur quand il est dos au panier avec un défenseur sur le râble n'est pas ce qu'il y a de plus difficile en basket mais cela ne donne que rarement de bons résultats. Pourtant, lorsque le freshman de 2,11m recevait la gonfle dans cette position ingrate, Duke scorait 130 points sur 100 possessions, un chiffre dingue daté de fin janvier qui serait apparemment passé à un toujours très bon au regard de la difficultés de la situation, 100 points sur 100 possessions au terme de l'exercice. Comment? Tout simplement parce que le bonhomme est monstrueux en simple un-contre-un dos au panier et qu'il possède également la qualité de passe, l'intelligence et la vision de jeu pour servir un coéquipier ouvert, notamment quand son talent de scoreur dos au panier attire un défenseur supplémentaire sur lui.

Jahlil
Okafor

A 19 ans, Okafor est une machine à forcer les prises à deux et un maître pour les exploiter. Dans une NBA où la quasi-totalité des efforts stratégiques collectifs un peu élaborés visent avant tout à créer un décalage pour faire émerger un attaquant dépourvu d'un défenseur (et notamment derrière la ligne à trois points), Okafor devient à lui tout seul un système de jeu bigrement efficace. Plus encore, l'intérieur propose cette force sur demi-terrain, à savoir dans la situation offensive où il est le plus difficile de scorer (en opposition avec la situation de transition). En général, les meilleures équipes cherchent (et arrivent) à marquer un four de points "faciles" en créant du jeu de transition (contre-attaques, action dès le début de la possession, avant que la défense adverse soit bien en place) parce qu'à l'inverse, scorer sur demi-terrain (et donc face à des défenses organisées proprement) en maintenant un certain degré d'efficience demande énormément de travail, d'intelligence et d'adresse.

Or, avec Okafor sur le parquet, l'équation du scoring sur demi-terrain devient bien moins complexe: il suffirait de lui filer la balle dos au cercle le plus proche possible du panier pour avoir un résultat d'une efficacité à peu près équivalente sans avoir à déployer tous ces efforts, ces astuces et cette énergie normalement requis. Donc si avec Okafor, mettre des points dans ces situations de demi-terrain devient plus facile, l'heureuse propriétaire du pivot à la technique d'orfèvre aura un avantage certain sur à peu près toutes les autres équipes. Bien sûr, cette équipe économiserait aussi des ressources (énergie, etc) qu'elle pourrait ventiler dans d'autres secteurs. Pour peu que cette sournoise franchise parvienne à coupler cette efficacité sur jeu posé offerte par Okafor à un excellent jeu de transition, on pourrait avoir devant les yeux le genre de monstre offensif protéiforme capable de cingler n'importe quelle défense roulant des mécaniques.

Sauf que créer du jeu de transition passe par une grosse défense susceptible notamment de provoquer tirs ratés chez l'ennemi et de gober les rebonds qui en sont le fruit afin de lancer le plus rapidement possible ces attaques éclairs. Prendre un panier permet en effet quasiment systématiquement à l'opposition de se replier et d'organiser soigneusement sa défense. Or, Okafor est malheureusement également plutôt bon pour prendre des paniers.

C'est à ce moment qu'Okafor devient un fichu dilemme à se jeter sous une douche froide. Le Jahlil peut-être aussi fort qu'il veut lorsque son équipe a la possession, s'il rend à l'attaque adverse chaque point qu'il marque, cette histoire va faire un joli surplace. J'exagère mais ce n'est pas loin d'être l'idée. Il y a deux ans, Minnesota déployait l'une des meilleures attaques de la ligue mais ne se qualifiait pas en playoffs parce que sa défense, intérieure notamment (Kevin Love et Nikola Pekovic), fuyait comme un sceau percé par la rouille. Empêcher l'adversaire d'approcher le cercle pour des paniers faciles est peut-être le fondement premier d'une défense et le joueur le mieux placé pour se charger de cette tâche est sans conteste -et de loin- le pivot. A Duke, Okafor n'empêchait rien du tout. Quant aux rebonds défensifs, le chicagoan d'origine est plutôt moyen donc si en plus, l'adversaire a le droit de récupérer la balle quand il rate son tir...

La cause n'est toutefois pas perdue de ce côté du terrain. Okafor est férocement long (2,11m sur lesquels se posent des bras d'une envergure de bras de 2,25m), correctement épais et intelligent. Il ne décolle pas beaucoup les pieds du sol et ne montre pas une très bonne vitesse latérale mais c'est aussi le cas d'Andrew Bogut, Marc Gasol et Roy Hibbert, tous les trois des défenseurs de très haut niveau. Prendre de la place dans la raquette, se positionner intelligemment, maîtriser les timings et lire la défense adverse, voilà ce qui font de ces joueurs des protecteurs de raquette malgré leurs physiques longs et costauds mais pas explosifs pour un sou comme Okafor. Le jeune futur drafté a 19 ans et partage pas mal de ces talents particuliers en attaque. Alors avec un peu de temps, il pourra peut-être en faire de même en défense. Il n'atteindra vraisemblablement pas le niveau de ces pivots en la matière (cela dit, Bogut était aussi mauvais défenseur que lui au même âge) mais pourra s'en approcher suffisamment pour être au moins solide. DeMarcus Cousins y est brillamment parvenu l'espace de quelques semaines, jusqu'à ce que sa franchise lui fasse comprendre que ça la gênait de gagner des matchs.

Cela ne dépend que de lui. Son manque d'intérêt pour l'aspect défensif est évident et certains questionnent sa passion pour le jeu (le genre de trucs qui fout les jetons) mais le basket est facile pour lui depuis tant d'années qu'il n'a jamais vraiment eu à bosser le sujet pour tout casser chez les jeunes. Son esprit de compétition n'a jamais vraiment été titillé et je ne sais pas si quelqu'un a pris la peine d'essayer de lui apprendre à défendre (Mike Krzyzewski a dû faire deux-trois trucs en ce sens, cela dit). Le monde de la NBA est différent. Le challenge prendra une autre saveur et Okafor sera cerné par des professionnels. L'intérieur n'a que 19 ans, c'est un peu tôt pour dire qu'il n'évoluera pas.

Et s'il n'y arrivait pas? Je ne peux pas miser une bonne partie de ma reconstruction sur l'hypothétique progression d'un joueur dans un domaine aussi décisif que la défense intérieure. Coller à ses côtés un autre protecteur de cercle également capable de contenir les pick-and-rolls comme Noel (type de profil par ailleurs assez difficile à trouver en soi) pourrait colmater un peu le problème mais un tel joueur ne peut pas protéger la raquette et défendre les PnR en même temps. Surtout, ce genre de joueurs est rarement capable de s'écarter utilement du panier dans les phases offensives. Or, rien n'est ne serait plus précieux sur les flancs d'Okafor qu'un autre intérieur capable d'allumer à longue distance pour contraindre les défenses à choisir entre laisser le prodigieux scoreur intérieur faire la fête à son vis-à-vis en un contre un et lancer une prise à deux sur lui avec le risque de le voir basculer la balle vers ce power shooteur complètement ouvert.

Combien existe-t-il d'ailier capable de protéger le cercle, de contenir les PnR et de shooter de loin? Serge Ibaka depuis peu et que dalle après ça. Ah si, Porzingis normalement. Je vous l'avais dit que le profil du letton était une petite pâtisserie faite par les dieux. Et quand bien même, comme je l'ai dit, cela ne ferait d'une telle raquette qu'une défense intérieure de bon calibre et il faut en principe plus que ça pour viser les étoiles. En principe.

En l'état, Okafor n'est donc pas un prospect autour duquel il est aisé de construire une équipe taillée pour dominer. Mais après tout, son talent est peut-être tel qu'il pourrait malgré tout nous faire avaler sans peine ses faiblesses et son profil difficile à gérer. Là est la question. Si c'est le cas, hésiter à jeter son dévolu sur lui n'a pas vraiment de sens. L'ennui, c'est qu'il n'est pas dieu possible de le savoir. Sam Hinckie est peut-être en train d'abandonner des dizaines d'heures de son existence à disséquer vidéos et rapports sur le Dukie pour essayer d'avoir une réponse. Il sait qu'il n'attrapera pas la vérité tant que le jeune homme n'aura pas mis un petit millier de fois les pieds sur un parquet NBA mais il peut au moins tenter de s'en approcher, pense-t-il. Cela réduira le risque d'erreur quand il devra faire un choix, se dit-il sûrement. Mais en réalité il le sait bien, qu'importe le temps passé à étudier Okafor et à récolter des informations à son sujet, la marge d'incertitude demeurera toujours trop grande pour pouvoir se décider à le prendre ou non sans qu'il y ait de risque de se planter.

Je n'exclue pas la possibilité qu'Hezonja ou Porzingis deviennent au final de meilleurs joueurs que le Blue Devil mais le pivot américain me semble avoir plus de chances de son côté. On n'utilise pas un 3ème choix de draft d'avantage en fonction des besoins de l'effectif que de la qualité des prospects quand on est une équipe en reconstruction encore sans franchise player affirmé, dit-on. Malheureusement, je n'ai aucun argument à opposer à ce principe. Alors, on fait quoi, on drafte Okafor malgré nos deux autres jeunes et géniaux pivots? Hinkie, je suis dans tes chaussures depuis dix minutes et j'ai déjà le ciboulot qui siffle. Pourtant contrairement à toi, je ne risque pas ma place, ma réputation ou ma tête si je me balade à Philly et partout où la nation rouge et bleue possède des représentants.

Mais finalement, on peut considérer que le principe de prendre le meilleur joueur possible sans tenir compte de ses besoins souffre toutefois d'une limite, limite que taperait du front la sélection d'Okafor dans le cas particulier des 76ers. Il faut au moins une superstar pour gagner un titre mais une accumulation mal fichue de superstars ne donne rien du tout. Ainsi, je ne commencerai pas une saison avec Noel, Embiid et Okafor. A vouloir prendre systématiquement les meilleurs joueurs sans faire de compromis, je vais tout simplement les faire se gêner dans leur développement et au mieux perdre du temps, au pire faire de ma retentissante reconstruction un pétard mouillé.

L'option du trade est assez séduisante. Convertir l'un de mes trois talentueux intérieurs en une pièce de valeur équivalente mais sur un autre poste semblerait être la solution idéale. Elle le serait sauf qu'il est généralement difficile de trouver une valeur équivalente à un joueur qui n'a pas encore foulé un parquet NBA, aussi prometteur soit-il. Cela d'autant plus quand le monde entier sait que la franchise serait dos au mur avec sa configuration intenable. N'importe quel interlocuteur profiterait de cette position de force pour récupérer le plus en donnant le moins car après tout, c'est Philly qui serait coincé avec ses trois centers, ce serait à elle de faire des efforts pour sortir de son bourbier. Et bon courage pour trouver un joueur présentement et/ou potentiellement meilleur que Porzingis ou Hezonja (parce que si c'est pour avoir l'équivalent, autant drafter directement l'un ou l'autre plutôt qu'Okafor) que son équipe voudra bien lâcher en échange d'un prospect plus risqué dans le sens où le mec transféré aurait, contrairement à Okafor, déjà pu faire ses preuves dans la grande ligue.

Les chances sont ainsi infimes de parvenir à quelque choses de satisfaisant avec cette option du transfert. Si ma rhétorique ne vous suffit pas, allez jeter un coup d??il à cet épouvantail défraîchi qu'est désormais Derrick Williams. Je n'ai jamais vraiment eu le béguin pour ce joueur mais il faisait pratiquement aucun doute pour moi qu'il ferait un très bon power forward titulaire aussi longtemps qu'aurait duré sa carrière. C'est pourquoi il était clairement le deuxième meilleur prospect de la draft 2011 (certes pas la draft la plus excitante) derrière Kyrie Irving et devant Brandon Knight ou Enes Kanter. C'est également pourquoi Minnesota l'a drafté avec son second choix. Les Loups avaient souscrit à la règle d'or du "sélectionner le meilleur joueur disponible, quitte à devoir s'arranger après", car oui en effet, le poste 4 des Wolves était déjà occupé par un titulaire indéboulonnable, Kevin Love.

Évidemment qu'ils ont tenté de transférer ce second choix avant, pendant et après la draft et évidemment que les contreparties proposées n'étaient pas à la hauteur du prospect ou même à la hauteur des prospects attendus un peu plus bas. Résultat, Minnesota a préféré conserver Williams en espérant en faire un small forward. Résultat, l'ancien élève d'Arizona a dû tenter de s'imposer en NBA en nageant contre le courant. Il s'est noyé et le joueur qu'on a pu observer cette année sous les couleurs de Sacramento n'est qu'une version atrophiée d'avoir passé trop de temps sans oxygène, du prospect drafté si haut.

Le risque d'un scénario similaire à Philadelphie ne peut pas être exclu et la sagesse de cette illustration inclinerait toutes les parties prudentes de mon être à laisser filer cette pépite qu'est Okafor pour Hezonja. Mais punaise, et si ni le croate, ni Embiid ou tout autre joueur des Sixers ne devient la superstar recherchée pour porter la franchise vers le sommet alors qu'Okafor le devient sous un autre maillot? C'est bien parce que le pivot a plus de chance qu'Hezonja ou Porzingis de le devenir qu'il est considéré comme un meilleur candidat à la draft. Et comme dit, avoir la meilleure superstar possible est, à quelques exceptions près, le seul moyen de prétendre au Valhalla. Les 76ers peuvent-ils alors vraiment se permettre d'en laisser passer une sous son nez de la sorte? Putain, je sais pas.

Transférer Noel ou Embiid alors? La trade value du camerounais est assez faible tant que les inquiétudes sur son état de santé physique ne sont pas éteintes. Mais surtout la quête sixerienne d'une jeune superstar s'oppose fermement à l'idée de transférer un joueur qui en a le potentiel comme c'est le cas d'Embiid, contre rien de moins qu'un jeune homme présentant un potentiel tout aussi grand (même si les chances que le pivot devienne cette surperstar ont pris du plomb dans l'aile ces derniers temps, elles existent toujours et à l'heure actuelle, Phila ne peut pas se permettre de les laisser filer contre autre chose que des chances au moins équivalentes). Vous l'aurez compris, une telle opportunité ne se présentera pas. Qui abandonnerait son gros potentiel pour un autre au-dessus duquel plane le risque d'une carrière entravée par les blessures?

Avec son profil de (génialissime) role player, Noel fait un meilleur candidat à un transfert. Sonder les autres équipes pourraient valoir la peine, tant un pivot capable de protéger le cercle et de défendre les pick and rolls est précieux. Mais justement, avec les incertitudes concernant l'avenir d'Embiid (pas seulement sur le plan physique, le risque de bust existe aussi avec lui comme avec n'importe qui n'ayant pas encore de matchs NBA à son actif) et l'actuel profil un peu pénible d'Okafor (qui peut évidemment lui aussi se planter dans la grande ligue, au même titre qu'Embiid), il serait peut-être bon de garder le marsupilami. Il est le seul parmi ce trio de pivots à avoir montrer des choses en NBA et celles-ci étaient extrêmement prometteuses. Il risque d'être confiné à un rôle limité de pivot défenseur/finisseur mais il est assez aisé de bâtir une belle équipe (à la grosse défense qui gifle) avec un joueur de ce type, surtout quand celui-ci s'annonce aussi bon.

Et quand bien même prendrait-on le risque de l'échanger, il serait dommage de le faire maintenant. Noel a mis un petit peu de temps avant de montrer réellement de quel bois il se chauffait et à mon avis la ligue dessine encore sa grande valeur avec des pointillés en attendant d'avoir des confirmations. Avec quelques mois de jeu supplémentaires, Noel devrait apporter ces confirmations attendues et voir ainsi sa cote s'élever de plusieurs crans. S'il doit être transféré, ce n'est donc pas maintenant qu'il faut le faire mais plus tard quand le monde n'aura plus aucun doute quant à son fabuleux impact en NBA.

Ainsi, à moins qu'une opportunité de platine se présente (je sais pas, les Spurs qui ont soudainement envie de se débarrasser de Kawhi Leonard par exemple), je ne traderai pas mon pick ou mes pivots dès cet été.

Si D'Angelo Russell est pris au second choix, Hinckie mon pote, on est dans une sale purée. Alors écoute, je ne sais pas ce que tu comptes faire mais moi je prends les devant et sort toutes les stratégies de mon sac à astuces pour ravir le pick 2015 des Lakers sans trop me déplumer le caillou. J'en aurais le fondement douloureux mais je pourrais aller jusqu'à rendre leur choix de draft du premier tour 2016 que les Sixers avaient attrapé au vol au hasard de quelques transactions. Je ne serai toutefois pas étonné de voir ce pick devenir moins clinquant d'ici un an. Mais je ne serai pas non plus étonné de le voir atterrir en une position bien alléchante. Encore un pari et encore un dilemme.

Peut-être m'en tirerais-je en ayant à me délester d'une valeur un peu moindre telle qu'une flanquée de choix du second tour ou un bon petit jeune comme Jerami Grant ou Robert Covington. Après tout, l'écart entre les deux picks n'est pas bien épais au regard des prospects. Il reste toutefois évident que les Lakers verraient clair dans mon jeu et me menacerait de drafter Russell si je leur donne pas les clés de mon coffre. Je comprendrai aussi qu'on oppose le risque de me voir être le dindon de la farce car les angelinos comptent peut-être tout simplement sélectionner Okafor et je leur aurai donc offert des petites friandises supplémentaires pour rien. Ou parce que dans l'absolu Russell n'est pas forcément un meilleur prospect qu'Okafor et que ce serait cher payé de l'avoir lui en lâchant quelques unes de mes bonnes cartes plutôt que le pivot, sans rien abandonner.

Alors quoi, je ne fais rien et serre le croupion en espérant que les Lakers choisissent Okafor et me laissent Russell? Tu parles d'une stratégie... Hinckie peut tirer autant de fils qu'il veut et inventer des plans efficaces à partir du néant, il restera toujours un tas de choses qui échapperont à son contrôle. Après toutes ces années d'études, de réflexions cartésiennes sur le basket et d'efforts pour rationaliser ce sport, imaginer ces GMs modernes en être réduit à prier leur bonne étoile en deviendrait presque savoureux.

Et si ça se trouve, Okafor sera la superstar recherchée et pas Russell. Ou bien Porzingis ou Hezonja. Foutu job de medium.

Je n'ai pas évoqué l'état de santé de Joel Embiid, un peu plus inquiétant depuis peu. Cet élément est loin d'être dénué d'influence sur la décision à prendre quant à ce 3e choix de draft mais au final, il ne fait qu'ajouter encore un peu plus d'incertitude à une équation qui, comme vous l'avez compris, est déjà trop complexe et truffée d'inconnus pour qu'une réponse un tant soit peu ferme soit apportée. Que ce soit Russell ou Okafor qui soit disponible en troisième position, le problème reste le même: dans cinq ans, on se retournera peut-être sur cette draft 2015 en pensant que ce jour-là, Hinckie a pris la mauvaise décision et raté sa chance de réussir le plan pour lequel la franchise a tant sacrifié. Et toutes les réflexions épileptiques parfois proches de la folie que j'ai esquissé ici et qui tournent en vrille furieuse dans l'esprit du GM, ne suffiront pas à contrôler ce risque.

Pourtant, il faut prendre une décision. L'horloge de la draft a commencé à découdre les mailles des cinq minutes imparties à Philadelphie pour faire son choix.

Punaise.

StillBallin (@StillB allinUnba)



12:56 - Sam Hinkie et les 76ers avant la draft: à en péter une durite - BASKET-INFOS.COM

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Le présent article aurait dû paraître avant la draft et compter parmi la phalange de papiers née au nom du #JoueLaCommeDiLéo instigué par Sixers.debats-sp orts.com. Hélas, il n'a pu être bouclé à temps et s'est retrouvé sur le quai de la gare à regarder le train se fondre dans l'horizon sans lui à son bord. Comme beaucoup trop de choses en ce monde, le timing est important. Durant ces quelques instants précédant la draft, les 76ers étaient acidement conscient d'être face à un tournant décisif de leur reconstruction. Et à fleur de peau comme jamais devant la décision à prendre quant à ce troisième pick.

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Vous avez peut-être l'impression que Sam Hinkie est un visionnaire qui avance ses pièces sur l?échiquier avec l'assurance de celui qui sait. Qu'il est le genre d'homme à braver stoïquement les frondes et les moqueries parce que les fils invisibles qu'il tire feront de lui celui qui rira le dernier. A force de l'observer réaliser des mouvements qui paraissent idiots au premier coup d??il et géniaux au second, plier les règles pour qu'elles le servent et se construire un arbre des possibles aux branches débordant les limites de l'horizon, vous en êtes peut-être effectivement venus à voir le jeune General Manager ainsi.

Vous vous mettez le doigt dans l??il. Il claque des phalanges et transpire à grosses gouttes à chaque décision qu'il prend comme n'importe quel dirigeant NBA. Parce qu'aussi brillant et audacieux semble-t-il être, il est soumis aux mêmes lois universelles que tout un chacun : la certitude, en ce bas-monde, n'existe pas. Et peut-être plus que quiconque, il signe ses documents officiels avec dans son dos le regard lourd d'attentes et de menaces de ceux qui sont derrière la franchise.

C'est bien normal, l'intrépide GM a sciemment fait subir aux Sixers rafales de défaites, ridicule cuisant et accusations de pratiques déshonorantes avec un tanking de l'extrême, promettant que ce douloureux sacrifice leur donnerait les moyens de viser le titre. Il n'a pas le droit de se planter et encore moins le droit de finir avec une équipe vivotant péniblement en playoffs et incapable d'en passer le second tour. Mais construire un cador du championnat demande bien plus que suivre à la perfection une stratégie aux petits oignons. Son esprit peut être extrêmement acéré, il n'en reste pas moins qu'il pose carte après carte sur la table sans savoir si ce sont les bonnes. La draft en est une éclatante illustration: qui doit-il prendre avec son 3ème pick?

Le favori pour être appelé le premier par Adam Silver est l'intérieur sans faille, Kart-Anthony Towns. Mais dans trois ou quatre ans, sera-t-il encore considéré comme le meilleur joueur de cette cuvée? Aura-t-il encore cette petite longueur d'avance qu'il paraît actuellement posséder sur Jahlil Okafor, D'Angelo Russell, Kristaps Porzingis ou Mario Hezonja? Impossible d'en être sûr tant les exemples de James Harden, Stephen Curry ou Kawhi Leonard hurlent à mes oreilles.

Comme l'année dernière, Hinkie a la chance des lâches de ne pas choisir dans les tous premiers et donc d'avoir l'excuse de ne pouvoir prendre que que ce qui reste parmi les prospects du haut du panier. Mais contrairement à cette fois-ci, la liste des espoirs cinq étoiles s'allongent au-delà de la troisième place. Qu'importe les joueurs qui seront disponibles à cet instant de la draft, le GM aura un choix à faire. Et après deux ans de reconstruction dont les fruits n'ont pas encore donné une idée claire de l'avenir de la franchise, ce choix-là risque d'être considéré comme décisif pour Hinkie -positivement ou négativement selon son résultat- lorsque viendra l'heure de regarder dans le rétroviseur et de juger de la réussite de la reconstruction.

Sauf que, bordel, ce choix sera difficile. D'Angelo Russell est le joueur que j'ai à l'esprit pour cette équipe depuis un petit moment déjà. Quand je compare son portrait à la liste des critères que je recherche pour ce 3ème pick de Phila, je me retrouve à cocher l'enfilade de cases comme un maniaque du bingo: il est sur la même ligne que les meilleurs candidats de la draft, affiche le potentiel d'un franchise player, propose un profil extrêmement intéressant, positionne ses forces sur des secteurs clés du jeu (scoring et playmaking), ne présente a priori aucune faiblesse ou défaut incorrigible ou rédhibitoire, et colle parfaitement avec les premières pièces de la reconstruction de la franchise (Nerlens Noel et Joel Embiid, voire même Dario Saric, Jerami Grant et Robert Covington si on est optimiste).

Ce très jeune homme a montré de très belles qualités de shoot (y compris en sortie de dribble), de playmaking et de maniement de balle qui sont amoureusement articulées autour d'une bonne intelligence de jeu et d'une magnifique créativité. Vous rendez-vous compte des possibilités folles qu'offrent cette combinaison diabolique? A lui seul, ce joueur est susceptible permettre à une équipe de déployer un jeu varié, efficace et difficilement prévisible. Face à lui, les défenses adverses doivent en effet, en toutes circonstances et en toutes situations, surveiller sa capacité à dégainer, les lignes de passes jusqu'aux plus improbables et les décalages qu'il parvient à créer. Elles doivent surveiller ces possibilités en toutes circonstances, en toutes situations et en même temps. Absolument, en même temps.

Et il n'a que 19 ans, l'insolent. Tant de savoir-faire et d'intelligence à cet âge précoce deviendraient presque suspects. Ça l'est d'ailleurs peut-être un peu. Il n'avait pas la réputation d'être un aussi bon shooteur avant d'arriver à l'université et je me méfie toujours des explosions spontanées. Russell fait aussi un bon candidat au tableau des joueurs dominants en NCAA qui n'arrivent pas à transposer leur production à l'étage supérieur. Son petit manque d'explosivité et sa baisse d'efficacité face aux bonnes équipes universitaires appuient cette idée. Je ne serai toutefois pas étonné de voir ses qualités athlétiques se développer dans les prochaines années. Puis à même pas vingt ans, une seule petite année de college au compteur et la totalité de ces défenses adverses focalisées sur lui du fait de l'incurie de ses coéquipiers, il subissait des conditions pour le moins compliquées. Qui sait, après quelques matchs supplémentaires, il aurait peut-être fini par prendre la mesure de la hausse de niveau (et de centimètres des opposants) et posté des chiffres plus conformes à ce qu'attendu. "Qui sait?", c'est bien la fichue question qu'on peut accoler à tous les prospects sans exception.

Il y a toujours un risque d'échec avec les joueurs qui se présentent à la draft. Mais bon sang, Russell est parfait pour les projets des Sixers sur tous les plans. A côté de son léger manque d'explosivité, il est très long, excellent shooteur en diverses positions, techniquement très avancé dans plusieurs secteurs et intelligent; soit suffisamment outillé pour compenser ce bémol. Il demandera peut-être un peu de patience mais la récompense en vaut la chandelle. Comme tous prétendants à la NBA, Russell est un pari. Un pari que je fais les yeux fermés.

Mais si Kristaps Porzingis était meilleur? Pas forcément immédiatement mais à l'heure où l'on devra faire les comptes?

Après tout, certains observateurs ont dit qu'il était peut-être le joueur le plus talentueux de cette cuvée et il alignait de bonnes stats dans un championnat autrement plus relevé que la NCAA où Russell serrait les dents quand il en affrontait le gotha. Puis, mince, son profil est taillé pour la NBA des dix années à venir. Que cherche-t-on en premier lieu de nos jours chez un intérieur? En défense, de la protection du cercle et une réelle faculté à défendre les pick-and-rolls (et si un grand peut faire ça, il peut défendre les vifs powers vivant dans le périmètre du désormais sanctifié small ball). Ces deux capacités sont la plupart du temps aussi peu combinables que l'eau et l'huile et pourtant ce tronchard les affichent ensemble sans sourciller. En attaque, on rêve d'intérieurs de plus de sept pieds capables de planter de loin comme s'il n'y avait qu'à demander et de poser la balle à terre pour fondre vers le cercle quand cette crétine de défense se jette sur les trois points adverses. Ce fichu tronchard fait ça. Aujourd'hui, on veut pouvoir jouer grand comme jouer petit. Ce fichu taré de tronchard peut jouer poste 4 comme poste 5 et donc permettre ça aussi. Bordel.

Et si ses défauts qui me font le placer derrière au moins quatre prospects avec Okafor et Hezonja n'étaient qu'éphémères? Je le trouve en retard sur ses concurrents en matière de sens et compréhension du jeu (ses limites à la passe en sont une illustration), son shoot reste assez irrégulier et il manque de puissance et de dureté. Mais il n'a pas vingt piges. Je ne suis pas à l'abri de voir ces points noirs dûment notés sur ma petite feuille s'envoler comme poussière au vent au troisième souffle de temps. Pourquoi il n'y arriverait pas? Il débarque en Espagne à 15 ans, se fait une place dans la rotation d'une bonne équipe de première division à 18 et augmente encore son niveau la saison d'après. Ses faiblesses sont aussi bien plus exposées dans un championnat fait de professionnels aguerris et fichtrement bons que dans les petites joutes d'étudiants attardés de la NCAA.

Le secret pour réussir sa reconstruction, on le connaît tous. C'est le même que celui pour gagner le titre: avoir l'un des tous meilleurs joueurs de la ligue. Et si c'était ce letton qui allait rentrer dans ce cercle et pas les autres? Et si parallèlement ni Joel Embiid, ni n'importe quel autre Sixer n'y rentrait? J'aurais juste raté mon occasion de réussir cette pu*** de reconstruction pour laquelle j'ai donné le nom de la franchise aux moqueurs en jurant aux miens de les venger de ces quolibets par un imposant trophée plantée dans la vitrine du club. Ouais Porzingis menace de se planter comme un ciel de couleur gris fer menace un orage mais il compte aussi un destin hors norme dans les pattes.

Et si cette future superstar n'était pas Porzingis mais Mario Hezonja? Je ne parierai jamais contre un gamin qui est en train de se faire une place dans la rotation d'un des plus gros mastodontes européens des vingt dernières années alors même qu'il n'arrête pas de rebrousser dans le mauvais sens le poil de ses coéquipiers ultra-respectés sur tout le continent. Le croate a les qualités athlétiques d'un américain, l'égo et la confiance en lui d'un basketteur prénommé d'après un steack haut de gamme, le shoot d'un joueur de l'Ex-Yougoslavie et il a suffisamment de qualités tout autour de ça pour voler des minutes au sein du FC Barcelone. Il transpire la superstar même dans les côtés les moins affriolants: son égo dépasse vraisemblablement son potentiel, lequel dépasse celui du Magic d'Orlando dans un match à un contre cinq. Mais c'est souvent de ce bois que sont fait les légendes de la NBA.

Quel joueur est-il au plus haut niveau avec des vraies minutes et des grandes responsabilités? Les mauvais pendants de sa personnalité risquent-ils de prendre le pas sur The Right Way (individualisme, goût trop prononcé pour les tirs difficiles, niveau d'efforts fluctuant, relations difficiles avec ses coéquipiers)? Comment vivrait-il d'avoir éventuellement une autre star à ses côtés, peut-être plus forte que lui (comme Embiid ou un autre par exemple)? J'ai une tendance à rechercher des joueurs à la personnalité moins crispante car l'atmosphère au sein d'une équipe a selon moi une influence importante sur le terrain, et les autres joueurs de Philly sur laquelle s'appuie l'avenir s'incorporent assez bien dans cette philosophie. Mais si c'est Hezonja qui est la perle de cette draft? Son talent ne surpasserait-il pas ce risque ou le cas échéant, ces désagréments? Il est encore très jeune et sa personne peut encore évoluer. Se pourrait-il que les efforts du staff parviennent à le faire pousser dans un sens moins nitroglycériné? Je sais pas, punaise.

D'Angelo Russell reste devant ces prospects-là à mes yeux notamment parce que sa faculté à être l'instigateur d'un fabuleux jeu offensif à lui tout seul est pour moi une caractéristique plus décisive que le scoring pur d'Hezonja et la quinte flush royale défense protéiforme/jeu offensif extérieur chez ce seven footer de Porzingis. Je suis aussi plus confiant sur ses chances de devenir au moins un bon joueur, vraisemblablement parce que j'ai largement pu voir ses qualités passées en de nombreuses occasions au crible de la longueur d'un match avec les défenses adverses exclusivement focalisées sur elles. Celles des deux perles européennes n'ont pas autant eu l'occasion d'être autant mises à l'épreuve (moins de responsabilités, moins de temps de jeu) et si le fait qu'elles aient mis le nez à la fenêtre à un niveau de compétition plus élevé est en leur faveur, il ne donne finalement que peu d'informations sur la faculté de Porzingis et Hezonja à les dérouler efficacement dans un rôle plus exposé.

Mais ces trois joueurs sont loin de se résumer à ces maigres données et leur extrême jeunesse offre un champ des possibilités trop grand pour avoir des certitudes valables. Je ferai tout aussi bien de lancer une pièce en l'air, au moins je n'aurais pas à m'en vouloir si je me plante.

Et mince, mais si les Lakers draftent Russell plutôt que Jahlil Okafor? Je risque de me tirer une balle dans le citron avant de filer à Adam Silver le nom du prospect sélectionné.

L'effectif des Sixers, ou plutôt les pierres de la reconstruction qui sont déjà en place, Nerlens Noel et Joel Embiid, rendent stupide la sélection d'Okafor. Tous les trois sont des pivots qu'on peine à imaginer pouvoir être aussi bons qu'attendus s'ils sont décalés au poste 4. Une paire intérieure Noel-Embiid peut à l'extrême limite être envisagée car Noel devrait pouvoir défendre sur la plupart des power forwards adverses, format small ball compris, et tenir plus ou moins les pick and rolls, tandis qu'Embiid pourvoirait de toute façon la protection du cercle que Noel ne pourrait plus aussi bien produire en risquant d'être ainsi éloigné du cercle par une attaque maline. De l'autre côté du terrain, on ose espérer que le jeu dos au panier et le potentiel de shooteur du camerounais puisse faire vivre une attaque au spacing délicat du fait de la présence de Noel en ailier fort. Mais de manière générale, cette combinaison fait irrémédiablement naître le sentiment que ces deux joueurs ne seraient pas exploités au maximum de leurs moyens.

Alors comment voulez-vous caler Okafor au milieu de ce couple déjà mal assorti? Pire encore, si la combinaison entre Noel et Embiid peut être proposée du bout des lèvres pendant un temps, celles joignant Okafor et Embiid ou Okafor et Noel paraissent déjà voué à l'échec. La défense Embiidokafor pourrait à peine suivre les déplacements d'un power forward classique (ne parlons pas d'un small ball ennemi) ou survivre aux pick-and-rolls, et l'attaque Jahlioel verrait les quatre pieds de ce monstre se marcher dessus tout en clouant le cercueil d'un spacing pourtant indispensable. La paire Noelokafor ne ferait que dessiner le ballet de deux pivots clownesques s'emmêlant les pinceaux en essayant de faire chacun leur boulot malgré le boulet qu'ils sont tous les deux l'un pour l'autre dans leur domaine respectif.

Je n'ai rien contre l'idée d'avoir trois intérieurs qui jouent chacun une trentaine de minutes sur les postes 4 et 5 mais il doit y avoir au moins un joueur calibré sur chacune des deux positions et un autre capable d'enfiler les deux costumes sans problème pour que cette configuration ait au moins une petite chance de fonctionner. Le trio Noelembiidokafor forme un ménage à trois si dégueulasse qu'on ne le trouverait pas chez le plus sordide loueur de vidéos du circuit clandestin et il est donc à plusieurs pâtés de maison de cette petite chance. Oh et j'oubliais. Dario Saric, qui a le talent et le profil pour être un power forward d'une valeur rare en NBA, deviendra lui aussi un Sixer d'ici peu. Punaise.

Mais on ne drafte pas un joueur avec un pick si haut placé en se fondant sur les besoins de son effectif. Pas quand Philadelphie n'a encore aucune certitude sur la présence d'un franchise player dans son roster, pas quand on a poussé si loin et si douloureusement le concept du tanking pour obtenir le ou les joueurs susceptibles de porter la cité fraternelle aux firmaments, et pas quand les joueurs disponibles après Okafor ne semblent pas avoir autant de valeur que lui. Purée, on est coincé.

Okafor est si fort en attaque que je pourrais pleurer en comparant son jeu offensif à celui de Dwight Howard, pourtant titulaire de 18 points en moyenne à 58% de réussite en 11 ans de carrière. Envoyer la balle à un intérieur quand il est dos au panier avec un défenseur sur le râble n'est pas ce qu'il y a de plus difficile en basket mais cela ne donne que rarement de bons résultats. Pourtant, lorsque le freshman de 2,11m recevait la gonfle dans cette position ingrate, Duke scorait 130 points sur 100 possessions, un chiffre dingue daté de fin janvier qui serait apparemment passé à un toujours très bon au regard de la difficultés de la situation, 100 points sur 100 possessions au terme de l'exercice. Comment? Tout simplement parce que le bonhomme est monstrueux en simple un-contre-un dos au panier et qu'il possède également la qualité de passe, l'intelligence et la vision de jeu pour servir un coéquipier ouvert, notamment quand son talent de scoreur dos au panier attire un défenseur supplémentaire sur lui.

Jahlil
Okafor

A 19 ans, Okafor est une machine à forcer les prises à deux et un maître pour les exploiter. Dans une NBA où la quasi-totalité des efforts stratégiques collectifs un peu élaborés visent avant tout à créer un décalage pour faire émerger un attaquant dépourvu d'un défenseur (et notamment derrière la ligne à trois points), Okafor devient à lui tout seul un système de jeu bigrement efficace. Plus encore, l'intérieur propose cette force sur demi-terrain, à savoir dans la situation offensive où il est le plus difficile de scorer (en opposition avec la situation de transition). En général, les meilleures équipes cherchent (et arrivent) à marquer un four de points "faciles" en créant du jeu de transition (contre-attaques, action dès le début de la possession, avant que la défense adverse soit bien en place) parce qu'à l'inverse, scorer sur demi-terrain (et donc face à des défenses organisées proprement) en maintenant un certain degré d'efficience demande énormément de travail, d'intelligence et d'adresse.

Or, avec Okafor sur le parquet, l'équation du scoring sur demi-terrain devient bien moins complexe: il suffirait de lui filer la balle dos au cercle le plus proche possible du panier pour avoir un résultat d'une efficacité à peu près équivalente sans avoir à déployer tous ces efforts, ces astuces et cette énergie normalement requis. Donc si avec Okafor, mettre des points dans ces situations de demi-terrain devient plus facile, l'heureuse propriétaire du pivot à la technique d'orfèvre aura un avantage certain sur à peu près toutes les autres équipes. Bien sûr, cette équipe économiserait aussi des ressources (énergie, etc) qu'elle pourrait ventiler dans d'autres secteurs. Pour peu que cette sournoise franchise parvienne à coupler cette efficacité sur jeu posé offerte par Okafor à un excellent jeu de transition, on pourrait avoir devant les yeux le genre de monstre offensif protéiforme capable de cingler n'importe quelle défense roulant des mécaniques.

Sauf que créer du jeu de transition passe par une grosse défense susceptible notamment de provoquer tirs ratés chez l'ennemi et de gober les rebonds qui en sont le fruit afin de lancer le plus rapidement possible ces attaques éclairs. Prendre un panier permet en effet quasiment systématiquement à l'opposition de se replier et d'organiser soigneusement sa défense. Or, Okafor est malheureusement également plutôt bon pour prendre des paniers.

C'est à ce moment qu'Okafor devient un fichu dilemme à se jeter sous une douche froide. Le Jahlil peut-être aussi fort qu'il veut lorsque son équipe a la possession, s'il rend à l'attaque adverse chaque point qu'il marque, cette histoire va faire un joli surplace. J'exagère mais ce n'est pas loin d'être l'idée. Il y a deux ans, Minnesota déployait l'une des meilleures attaques de la ligue mais ne se qualifiait pas en playoffs parce que sa défense, intérieure notamment (Kevin Love et Nikola Pekovic), fuyait comme un sceau percé par la rouille. Empêcher l'adversaire d'approcher le cercle pour des paniers faciles est peut-être le fondement premier d'une défense et le joueur le mieux placé pour se charger de cette tâche est sans conteste -et de loin- le pivot. A Duke, Okafor n'empêchait rien du tout. Quant aux rebonds défensifs, le chicagoan d'origine est plutôt moyen donc si en plus, l'adversaire a le droit de récupérer la balle quand il rate son tir...

La cause n'est toutefois pas perdue de ce côté du terrain. Okafor est férocement long (2,11m sur lesquels se posent des bras d'une envergure de bras de 2,25m), correctement épais et intelligent. Il ne décolle pas beaucoup les pieds du sol et ne montre pas une très bonne vitesse latérale mais c'est aussi le cas d'Andrew Bogut, Marc Gasol et Roy Hibbert, tous les trois des défenseurs de très haut niveau. Prendre de la place dans la raquette, se positionner intelligemment, maîtriser les timings et lire la défense adverse, voilà ce qui font de ces joueurs des protecteurs de raquette malgré leurs physiques longs et costauds mais pas explosifs pour un sou comme Okafor. Le jeune futur drafté a 19 ans et partage pas mal de ces talents particuliers en attaque. Alors avec un peu de temps, il pourra peut-être en faire de même en défense. Il n'atteindra vraisemblablement pas le niveau de ces pivots en la matière (cela dit, Bogut était aussi mauvais défenseur que lui au même âge) mais pourra s'en approcher suffisamment pour être au moins solide. DeMarcus Cousins y est brillamment parvenu l'espace de quelques semaines, jusqu'à ce que sa franchise lui fasse comprendre que ça la gênait de gagner des matchs.

Cela ne dépend que de lui. Son manque d'intérêt pour l'aspect défensif est évident et certains questionnent sa passion pour le jeu (le genre de trucs qui fout les jetons) mais le basket est facile pour lui depuis tant d'années qu'il n'a jamais vraiment eu à bosser le sujet pour tout casser chez les jeunes. Son esprit de compétition n'a jamais vraiment été titillé et je ne sais pas si quelqu'un a pris la peine d'essayer de lui apprendre à défendre (Mike Krzyzewski a dû faire deux-trois trucs en ce sens, cela dit). Le monde de la NBA est différent. Le challenge prendra une autre saveur et Okafor sera cerné par des professionnels. L'intérieur n'a que 19 ans, c'est un peu tôt pour dire qu'il n'évoluera pas.

Et s'il n'y arrivait pas? Je ne peux pas miser une bonne partie de ma reconstruction sur l'hypothétique progression d'un joueur dans un domaine aussi décisif que la défense intérieure. Coller à ses côtés un autre protecteur de cercle également capable de contenir les pick-and-rolls comme Noel (type de profil par ailleurs assez difficile à trouver en soi) pourrait colmater un peu le problème mais un tel joueur ne peut pas protéger la raquette et défendre les PnR en même temps. Surtout, ce genre de joueurs est rarement capable de s'écarter utilement du panier dans les phases offensives. Or, rien n'est ne serait plus précieux sur les flancs d'Okafor qu'un autre intérieur capable d'allumer à longue distance pour contraindre les défenses à choisir entre laisser le prodigieux scoreur intérieur faire la fête à son vis-à-vis en un contre un et lancer une prise à deux sur lui avec le risque de le voir basculer la balle vers ce power shooteur complètement ouvert.

Combien existe-t-il d'ailier capable de protéger le cercle, de contenir les PnR et de shooter de loin? Serge Ibaka depuis peu et que dalle après ça. Ah si, Porzingis normalement. Je vous l'avais dit que le profil du letton était une petite pâtisserie faite par les dieux. Et quand bien même, comme je l'ai dit, cela ne ferait d'une telle raquette qu'une défense intérieure de bon calibre et il faut en principe plus que ça pour viser les étoiles. En principe.

En l'état, Okafor n'est donc pas un prospect autour duquel il est aisé de construire une équipe taillée pour dominer. Mais après tout, son talent est peut-être tel qu'il pourrait malgré tout nous faire avaler sans peine ses faiblesses et son profil difficile à gérer. Là est la question. Si c'est le cas, hésiter à jeter son dévolu sur lui n'a pas vraiment de sens. L'ennui, c'est qu'il n'est pas dieu possible de le savoir. Sam Hinkie est peut-être en train d'abandonner des dizaines d'heures de son existence à disséquer vidéos et rapports sur le Dukie pour essayer d'avoir une réponse. Il sait qu'il n'attrapera pas la vérité tant que le jeune homme n'aura pas mis un petit millier de fois les pieds sur un parquet NBA mais il peut au moins tenter de s'en approcher, pense-t-il. Cela réduira le risque d'erreur quand il devra faire un choix, se dit-il sûrement. Mais en réalité il le sait bien, qu'importe le temps passé à étudier Okafor et à récolter des informations à son sujet, la marge d'incertitude demeurera toujours trop grande pour pouvoir se décider à le prendre ou non sans qu'il y ait de risque de se planter.

Je n'exclue pas la possibilité qu'Hezonja ou Porzingis deviennent au final de meilleurs joueurs que le Blue Devil mais le pivot américain me semble avoir plus de chances de son côté. On n'utilise pas un 3ème choix de draft d'avantage en fonction des besoins de l'effectif que de la qualité des prospects quand on est une équipe en reconstruction encore sans franchise player affirmé, dit-on. Malheureusement, je n'ai aucun argument à opposer à ce principe. Alors, on fait quoi, on drafte Okafor malgré nos deux autres jeunes et géniaux pivots? Hinkie, je suis dans tes chaussures depuis dix minutes et j'ai déjà le ciboulot qui siffle. Pourtant contrairement à toi, je ne risque pas ma place, ma réputation ou ma tête si je me balade à Philly et partout où la nation rouge et bleue possède des représentants.

Mais finalement, on peut considérer que le principe de prendre le meilleur joueur possible sans tenir compte de ses besoins souffre toutefois d'une limite, limite que taperait du front la sélection d'Okafor dans le cas particulier des 76ers. Il faut au moins une superstar pour gagner un titre mais une accumulation mal fichue de superstars ne donne rien du tout. Ainsi, je ne commencerai pas une saison avec Noel, Embiid et Okafor. A vouloir prendre systématiquement les meilleurs joueurs sans faire de compromis, je vais tout simplement les faire se gêner dans leur développement et au mieux perdre du temps, au pire faire de ma retentissante reconstruction un pétard mouillé.

L'option du trade est assez séduisante. Convertir l'un de mes trois talentueux intérieurs en une pièce de valeur équivalente mais sur un autre poste semblerait être la solution idéale. Elle le serait sauf qu'il est généralement difficile de trouver une valeur équivalente à un joueur qui n'a pas encore foulé un parquet NBA, aussi prometteur soit-il. Cela d'autant plus quand le monde entier sait que la franchise serait dos au mur avec sa configuration intenable. N'importe quel interlocuteur profiterait de cette position de force pour récupérer le plus en donnant le moins car après tout, c'est Philly qui serait coincé avec ses trois centers, ce serait à elle de faire des efforts pour sortir de son bourbier. Et bon courage pour trouver un joueur présentement et/ou potentiellement meilleur que Porzingis ou Hezonja (parce que si c'est pour avoir l'équivalent, autant drafter directement l'un ou l'autre plutôt qu'Okafor) que son équipe voudra bien lâcher en échange d'un prospect plus risqué dans le sens où le mec transféré aurait, contrairement à Okafor, déjà pu faire ses preuves dans la grande ligue.

Les chances sont ainsi infimes de parvenir à quelque choses de satisfaisant avec cette option du transfert. Si ma rhétorique ne vous suffit pas, allez jeter un coup d??il à cet épouvantail défraîchi qu'est désormais Derrick Williams. Je n'ai jamais vraiment eu le béguin pour ce joueur mais il faisait pratiquement aucun doute pour moi qu'il ferait un très bon power forward titulaire aussi longtemps qu'aurait duré sa carrière. C'est pourquoi il était clairement le deuxième meilleur prospect de la draft 2011 (certes pas la draft la plus excitante) derrière Kyrie Irving et devant Brandon Knight ou Enes Kanter. C'est également pourquoi Minnesota l'a drafté avec son second choix. Les Loups avaient souscrit à la règle d'or du "sélectionner le meilleur joueur disponible, quitte à devoir s'arranger après", car oui en effet, le poste 4 des Wolves était déjà occupé par un titulaire indéboulonnable, Kevin Love.

Évidemment qu'ils ont tenté de transférer ce second choix avant, pendant et après la draft et évidemment que les contreparties proposées n'étaient pas à la hauteur du prospect ou même à la hauteur des prospects attendus un peu plus bas. Résultat, Minnesota a préféré conserver Williams en espérant en faire un small forward. Résultat, l'ancien élève d'Arizona a dû tenter de s'imposer en NBA en nageant contre le courant. Il s'est noyé et le joueur qu'on a pu observer cette année sous les couleurs de Sacramento n'est qu'une version atrophiée d'avoir passé trop de temps sans oxygène, du prospect drafté si haut.

Le risque d'un scénario similaire à Philadelphie ne peut pas être exclu et la sagesse de cette illustration inclinerait toutes les parties prudentes de mon être à laisser filer cette pépite qu'est Okafor pour Hezonja. Mais punaise, et si ni le croate, ni Embiid ou tout autre joueur des Sixers ne devient la superstar recherchée pour porter la franchise vers le sommet alors qu'Okafor le devient sous un autre maillot? C'est bien parce que le pivot a plus de chance qu'Hezonja ou Porzingis de le devenir qu'il est considéré comme un meilleur candidat à la draft. Et comme dit, avoir la meilleure superstar possible est, à quelques exceptions près, le seul moyen de prétendre au Valhalla. Les 76ers peuvent-ils alors vraiment se permettre d'en laisser passer une sous son nez de la sorte? Putain, je sais pas.

Transférer Noel ou Embiid alors? La trade value du camerounais est assez faible tant que les inquiétudes sur son état de santé physique ne sont pas éteintes. Mais surtout la quête sixerienne d'une jeune superstar s'oppose fermement à l'idée de transférer un joueur qui en a le potentiel comme c'est le cas d'Embiid, contre rien de moins qu'un jeune homme présentant un potentiel tout aussi grand (même si les chances que le pivot devienne cette surperstar ont pris du plomb dans l'aile ces derniers temps, elles existent toujours et à l'heure actuelle, Phila ne peut pas se permettre de les laisser filer contre autre chose que des chances au moins équivalentes). Vous l'aurez compris, une telle opportunité ne se présentera pas. Qui abandonnerait son gros potentiel pour un autre au-dessus duquel plane le risque d'une carrière entravée par les blessures?

Avec son profil de (génialissime) role player, Noel fait un meilleur candidat à un transfert. Sonder les autres équipes pourraient valoir la peine, tant un pivot capable de protéger le cercle et de défendre les pick and rolls est précieux. Mais justement, avec les incertitudes concernant l'avenir d'Embiid (pas seulement sur le plan physique, le risque de bust existe aussi avec lui comme avec n'importe qui n'ayant pas encore de matchs NBA à son actif) et l'actuel profil un peu pénible d'Okafor (qui peut évidemment lui aussi se planter dans la grande ligue, au même titre qu'Embiid), il serait peut-être bon de garder le marsupilami. Il est le seul parmi ce trio de pivots à avoir montrer des choses en NBA et celles-ci étaient extrêmement prometteuses. Il risque d'être confiné à un rôle limité de pivot défenseur/finisseur mais il est assez aisé de bâtir une belle équipe (à la grosse défense qui gifle) avec un joueur de ce type, surtout quand celui-ci s'annonce aussi bon.

Et quand bien même prendrait-on le risque de l'échanger, il serait dommage de le faire maintenant. Noel a mis un petit peu de temps avant de montrer réellement de quel bois il se chauffait et à mon avis la ligue dessine encore sa grande valeur avec des pointillés en attendant d'avoir des confirmations. Avec quelques mois de jeu supplémentaires, Noel devrait apporter ces confirmations attendues et voir ainsi sa cote s'élever de plusieurs crans. S'il doit être transféré, ce n'est donc pas maintenant qu'il faut le faire mais plus tard quand le monde n'aura plus aucun doute quant à son fabuleux impact en NBA.

Ainsi, à moins qu'une opportunité de platine se présente (je sais pas, les Spurs qui ont soudainement envie de se débarrasser de Kawhi Leonard par exemple), je ne traderai pas mon pick ou mes pivots dès cet été.

Si D'Angelo Russell est pris au second choix, Hinkie mon pote, on est dans une sale purée. Alors écoute, je ne sais pas ce que tu comptes faire mais moi je prends les devant et sort toutes les stratégies de mon sac à astuces pour ravir le pick 2015 des Lakers sans trop me déplumer le caillou. J'en aurais le fondement douloureux mais je pourrais aller jusqu'à rendre leur choix de draft du premier tour 2016 que les Sixers avaient attrapé au vol au hasard de quelques transactions. Je ne serai toutefois pas étonné de voir ce pick devenir moins clinquant d'ici un an. Mais je ne serai pas non plus étonné de le voir atterrir en une position bien alléchante. Encore un pari et encore un dilemme.

Peut-être m'en tirerais-je en ayant à me délester d'une valeur un peu moindre telle qu'une flanquée de choix du second tour ou un bon petit jeune comme Jerami Grant ou Robert Covington. Après tout, l'écart entre les deux picks n'est pas bien épais au regard des prospects. Il reste toutefois évident que les Lakers verraient clair dans mon jeu et me menacerait de drafter Russell si je leur donne pas les clés de mon coffre. Je comprendrai aussi qu'on oppose le risque de me voir être le dindon de la farce car les angelinos comptent peut-être tout simplement sélectionner Okafor et je leur aurai donc offert des petites friandises supplémentaires pour rien. Ou parce que dans l'absolu Russell n'est pas forcément un meilleur prospect qu'Okafor et que ce serait cher payé de l'avoir lui en lâchant quelques unes de mes bonnes cartes plutôt que le pivot, sans rien abandonner.

Alors quoi, je ne fais rien et serre le croupion en espérant que les Lakers choisissent Okafor et me laissent Russell? Tu parles d'une stratégie... Hinkie peut tirer autant de fils qu'il veut et inventer des plans efficaces à partir du néant, il restera toujours un tas de choses qui échapperont à son contrôle. Après toutes ces années d'études, de réflexions cartésiennes sur le basket et d'efforts pour rationaliser ce sport, imaginer ces GMs modernes en être réduit à prier leur bonne étoile en deviendrait presque savoureux.

Et si ça se trouve, Okafor sera la superstar recherchée et pas Russell. Ou bien Porzingis ou Hezonja. Foutu job de medium.

Je n'ai pas évoqué l'état de santé de Joel Embiid, un peu plus inquiétant depuis peu. Cet élément est loin d'être dénué d'influence sur la décision à prendre quant à ce 3e choix de draft mais au final, il ne fait qu'ajouter encore un peu plus d'incertitude à une équation qui, comme vous l'avez compris, est déjà trop complexe et truffée d'inconnus pour qu'une réponse un tant soit peu ferme soit apportée. Que ce soit Russell ou Okafor qui soit disponible en troisième position, le problème reste le même: dans cinq ans, on se retournera peut-être sur cette draft 2015 en pensant que ce jour-là, Hinkie a pris la mauvaise décision et raté sa chance de réussir le plan pour lequel la franchise a tant sacrifié. Et toutes les réflexions épileptiques parfois proches de la folie que j'ai esquissé ici et qui tournent en vrille furieuse dans l'esprit du GM, ne suffiront pas à contrôler ce risque.

Pourtant, il faut prendre une décision. L'horloge de la draft a commencé à découdre les mailles des cinq minutes imparties à Philadelphie pour faire son choix.

Punaise.

StillBallin (@StillB allinUnba)



vendredi 24 juillet 2015
17:00 - [Interview] David Aldridge: « Les Spurs seront les grands favoris pour le titre l'an prochain » - BASKET-INFOS.COM

david aldridge et gregg popovich

Reporter vedette pour le groupe TNT, le toujours souriant David Aldridge suit de près l'actualité de la meilleure ligue du monde. Pour Basket-Infos, le journaliste tout terrain revient sur l'intersaison et parle de l'exercice 2014-2015 à venir. David Aldridge, l'actuelle intersaison NBA est l'une des plus agitées depuis plusieurs années?
C'est juste génial. On vit un été passionnant. Il y a des échanges surprenants, des deals énormes qui sont signés, des joueurs qui changent d'avis, des free agents qui font des sacrifices pour se donner une chance de gagner au moins un titre dans leur carrière, bref, ça part dans tous les sens. J'aime beaucoup le recrutement des San Antonio Spurs qui ont signé deux des meilleurs intérieurs de la ligue, en la personne de LaMarcus Aldridge et David West. Le deal de Davis a New Orleans est aussi superbe, et je pense qu'il est justifié vu que ce joueur sera sûrement MVP dans peu de temps. Il y a aussi des choix surprenants, mais je vais garder mon avis pour moi, je ne veux pas me mettre à dos des gens (rires). La NBA se porte bien et tout le monde a l'air content de voir ce qu'il se passe.
Quel transfert vous a-t-il le plus surpris ?
Je pense que la signature de David West aux Spurs est quelque chose d'exceptionnel. Sacrifier onze millions de dollars pour se donner une chance de gagner une bague, ça ne se voit pas tous les jours. Je pense qu'il a dû y réfléchir durant des jours et des nuits, mais j'aime voir qu'il y a encore des joueurs qui rêvent de gagner des titres et qui sont prêts à beaucoup pour atteindre leur rêve. Il va apporter beaucoup à cette équipe. Regardez la raquette : Duncan, Aldridge, Diaw et West. C'est juste énorme. Les Spurs seront les grands favoris pour le titre l'an prochain et je pense que l'on va se régaler à les voir jouer dans les prochains mois. Les Spurs sont une institution à part, ils sont vraiment parfaits dans la gestion de leur effectif.
Comment voyez-vous la saison prochaine ?
Elle sera très intéressante. Les Spurs seront favoris avec les Warriors et les Cavaliers mais je suis aussi curieux de voir comment certaines équipes vont réagir après des playoffs moyens. Washington, mais surtout les Bulls qui ont raté le coche en demi-finale de conférence face à la bande à LeBron. Aussi, j'ai envie de voir comment Fred Hoiberg va apporter sa touche à cette équipe. Il y a aussi des franchises comme Milwaukee, Houston, voire Orlando qui seront curieuses à voir jouer. On va avoir le droit à beaucoup de spectacle et je suis sûr que tout le monde a hâte d?être au mois d'octobre pour les premiers matches de pré-saison. Il faut juste être patient !

Propos recueillis par Vincent Rodriguez.



12:22 - Ron Harper a une préférence pour sa bague de 1996 - BASKET-INFOS.COM

Ron Harper scottie pippen, michael
jordan

Ron Harper a remporté trois titres avec Scottie Pippen aux Bulls et deux de plus aux Los Angeles Lakers avec Shaquille O'Neal. Ces derniers jours il a pu assister à la guéguerre entre Pippen et Shaq sur les réseaux sociaux. 
Je ne prends pas partie. Ils ne m'impliquent pas dans la conversation. Je reste à l'écart. Je l'ai vue, j'ai entendu ça, et c'est divertissant. J'ai parlé à Scottie, il était chez lui et il m'a dit 'Je n'ai rien à faire aujourd'hui.' Je lui ai répondu 'donc tu vas faire chier Shaq ?' Il a rétorqué 'Yup, je vais faire chier Shaq.' C'est un bon divertissement (rires). C'est ce que les gens veulent voir et entendre.
Au contraire de certains joueurs Harper ne porte aucune de ses bagues de champion, même celle de 1995-96 pour laquelle il a une préférence, et pour cause:
Mes trois bagues avec les Bulls sont dans un musée du sport à Chicago donc je suis coincé avec mes deux bagues avec L.A. Je suis fier de mes cinq titres mais si j'avais le choix, la bague que je porterais ce serait celle de la saison à 72-10 parce que si un jour une équipe s'approche de ce bilan, ils auront accompli de belles choses.
  Via Sporting News


10:40 - [Saines lectures] Roland Lazenby ? Michael Jordan, The Life - BASKET-INFOS.COM

jordan the
life

Il m'arrive très rarement d?écrire à la première personne. C'est un style que j'aime peu parce qu'il crée une distance entre l'auteur et le lecteur, et surtout parce que lorsque j?écris, j'estime que ce n'est pas seulement mon point de vue que j'expose, mais celui qui sera probablement également celui d'autres personnes, voire un point de vue qui aurait vocation à devenir vérité. Je m'en suis servi dans certains articles comme « Picture Me Ballin? » parce que j'avais besoin de présenter les choses en tenant seulement compte du mon sentiment en occultant complètement les éléments objectifs. Après avoir lu ce livre, il m'est impossible de présenter les choses d'une autre façon, tant mon expérience de lecture a été influencée par mon expérience de lecteur. Mais arrêtons là cette introduction pompeuse, et passons au livre. Le livre donc. « Michael Jordan, The Life » de Roland Lazenby, publié dans sa version française chez Talent Sport, se présente comme « la biographie définitive » de la star des Chicago Bulls. Le postulat de départ peut surprendre, déjà parce que Michael Jordan n'est pas mort, mais surtout parce qu'une telle affirmation place la barre extrêmement haut, au risque de décevoir le lecteur. Il n'en est rien. « The Life » renferme une quantité d'informations et d'anecdotes absolument titanesque, il n'est pas de chapitre voire de page où l'on ne découvre pas quelque chose de nouveau sur le parcours de His Airness. On regretterait presque l'absence d'un index tant le livre est riche. Le travail de recherche et de documentation de Lazenby est remarquable, puisque pas un détail ne semble lui avoir échappé. Maladroit lorsqu'il se lance dans des tentatives de métaphores aussi artificielles que peu convaincantes, l'auteur comprend très vite qu'il vaut bien davantage en tant que biographe qu'en tant qu?écrivain, et décide rapidement de s'en tenir au strict cadre du personnage de Jordan pour le plus grand plaisir du lecteur. Son livre brasse au plus large, prenant le temps de s'intéresser aux aïeux de la famille Jordan tout comme aux parcours de la plupart des alliés de Jordan tout au long de sa carrière. C'est d'ailleurs le premier reproche que l'on peut faire au livre : Lazenby cherche parfois trop à mettre en avant son travail de recherche, ce qui nuit à la narration. Par exemple, bien que Jordan soit le héros éponyme de cette biographie, il faudra attendre une cinquantaine de pages avant qu'il ne vienne au monde. De la même manière, de longs paragraphes sont consacrés à des membres du clan Jordan peu significatifs là où on peut regretter que certains de ses rivaux comme Ralph Sampson ne bénéficient pas d'un tel traitement. Lazenby a passé beaucoup de temps auprès de la famille Jordan et tient à exposer son travail, mais cela se fait parfois au détriment de la narration puisque des adversaires prépondérants se trouvent dépourvus d'une personnalité qui aurait pu donner une dimension supplémentaire au récit. Parlons justement du récit. Pour être honnête, je n'attendais pas grand-chose de ce livre si ce n'est une bonne biographie, mais les premiers chapitres ont rapidement attiré ma curiosité si bien que j'ai englouti le premier tiers du livre d'une traite. Olivier Bougard, le traducteur, arrive habilement à s'affranchir du style lourdingue de Lazenby pour proposer un texte agréable à lire et un contenu intact. JORDAN_COUVERTURE_FACE_HDLe travail effectué lors de ces quatre premières parties est absolument remarquable, et on se trouve rapidement au c'ur d'un ouvrage qui se pose alors comme ce qui pourrait être un classique du livre sportif. D'une biographie que j'attendais sympathique, j'avais face à moi un livre passionnant en tous points. Néanmoins, cette impression fut de courte durée. Les deux cents premières pages sont d'un niveau qui est tout bonnement excellent, mais passé cette limite, le livre perd grandement en qualité. Non pas en terme de qualité de traduction puisqu'aucune faute de sens n'est à déplorer tout au long de l'ouvrage, mais en terme de rédaction. L?écriture perd de sa fluidité, les fautes, qu'elles soient d'inattention, de structure, d'accord, de conjugaison, de ponctuation, se multiplient au point qu'une expérience de lecture jusque-là très agréable devient subitement presque pénible. J'insiste sur ce point parce que c'est en ça que le livre, dont je n'attendais pourtant rien de spécial, m'a déçu. Les deux cents premières pages sont d'une qualité phénoménale, et je ne peux que tirer mon chapeau à Olivier Bougard parce que deux cents pages c'est quasiment le format d'un livre classique. Sauf que « The Life » en fait plus de sept cents. Maintenir un tel niveau sur deux cents pages est déjà une belle prouesse, le faire sur sept cents relèverait quasiment du miracle, le défi majeur étant de conserver une ligne directrice dans l?écriture pour que le texte bénéficie d'une constance et d'une cohérence qui en feraient un tout. Passé le cap du onzième chapitre, la ligne directrice est perdue : par exemple, les résumés de matches, jusque-là exclusivement au passé, passent au présent, avant de revenir au passé, puis à nouveau au présent. Cela peut sembler accessoire, mais c'est ce genre de détails stylistiques qui font que l'on décroche d'une lecture où on était jusqu'alors plongé. Mon avis sur la question peut sembler extrêmement sévère, et il l'est. Il l'est parce que c'est toute ma lecture de « The Life » qui s'en est retrouvée affectée. Les onze premiers chapitres du livre m'ont agréablement surpris et j'ai revu mes attentes à la hausse, attentes dont les dix-sept chapitres suivants n'ont pas réussi à se montrer dignes. J'ai vu un livre dont je n'attendais pas grand-chose devenir un livre que je prenais plaisir à lire, puis un livre que je trouvais absolument excellent, avant qu'il n'explose en plein vol tel la carrière de Derrick Rose. Le reste du livre est pourtant de très bonne facture vis-à-vis des standards du genre, mais il n'arrive tout simplement pas à maintenir le niveau d'excellence atteint lors des deux cents premières pages. Pour vous donner une idée, j'ai lu le premier tiers du livre en un après-midi mais il m'a fallu un mois pour terminer les deux autres. Encore une fois, je m?étends beaucoup sur ce sujet parce c'est quelque chose qui me semble important lorsque l'on parle d'un livre. J'ai assez peu développé la dimension de « The Life » en tant que biographie parce que j'ai dit dès le départ qu'il était irréprochable à ce niveau-là. « The Life » contient des défauts inhérents au genre (glorification du personnage, quelques zones d'ombre sur ses défauts) mais les occulte totalement de par la façon dont il maîtrise son sujet de la première à la dernière page. Le livre n'usurpe absolument pas le titre de « biographie définitive » qu'il s'est lui-même donné : c'est une biographie excellente, voire essentielle. Là où « The Life » échoue, c'est en tant que livre. Il est une biographie magistrale mais un livre assez moyen. Moyen parce qu'il ne parvient pas à maintenir un style du début à la fin, moyen parce que la qualité d?écriture se délite au fil des chapitres, moyen parce qu'il est assez mal rythmé et que la narration n'est souvent pas à la hauteur de la richesse du contenu. Le livre est indéniablement une bible pour un lecteur qui serait fan de Jordan, fan de basket ou fan de sport, mais pour un lecteur tout simplement fan de lecture, il parvient à être décevant alors même qu'il ne soulevait pas d'attente particulière avant son ouverture. Il m'arrive très rarement d?écrire à la première personne, mais pour parler de « The Life » le choix ne s'offre même pas à moi parce que ma vision du livre est biaisée par les sentiments que je ressens à son égard. Ces sentiments sont en grande partie conditionnés par mon expérience de lecteur et il m'est impossible de m'en détacher pour parler du livre, si ce n'est au moment de reconnaître l'indéniable richesse de son contenu. « The Life » m'a autant séduit en tant que biographie qu'il m'a déçu en tant que livre, je ne peux donc ni vous le déconseiller, ni vraiment vous le conseiller. Je vous conseille donc de vous faire votre propre avis à son sujet, parce que le livre est suffisamment riche pour que chaque lecteur y trouve son bonheur.   Roland Lazenby ? Michael Jordan, The Life Editions Talent Sport ? http://www.talentsport.fr/ 726 pages. Prix public : 24 euros.  


10:38 - Karl Malone et Dennis Rodman, les seigneurs du ring - BASKETRETRO.COM
Karl Malone et Dennis Rodman, les seigneurs du ring
Aujourd’hui Karl Malone fête ses 51 ans et à cette occasion Basket Retro vous propose de revenir sur un duel dont le Mailman était l’un des principaux protagonistes. Fatalement, intensité et engagement sont de mise quand des types de 2m pour 100kg s’affrontent pour prendre la position au rebond. Ce sont justement deux spécialistes du rebond qui en 1998 décideront de monter sur les rings de la WCW pour transposer leur duel là ou on ne l’attendait pas forcément. Si Shaquille O’Neal avait déjà en 1994 fait une incursion dans le monde du catch en devenant le temps d’une soirée le manager de Hulk Hogan, cette fois ci, Karl Malone et Dennis Rodman seront bien sur le ring. La WCW décide de surfer sur l’affiche des deux dernières finales NBA qui voyaient s’affronter dans la peinture  » The Mailman  » et  » The Worm  » sous les couleurs de leurs franchises respectives, les Utah Jazz et les Chicago Bulls. Eric Bischoff, le propriétaire de la  WCW et spécialiste du sport spectacle décide d’envoyer les deux ailiers forts sur le ring pour prolonger le duel. Rodman n’est pas un novice en la matière puisqu’il était déjà intervenu au sein de la [...]

jeudi 23 juillet 2015
22:55 - Summer League: les highlights de Bobby Portis - BASKET-INFOS.COM

Summer League: les highlights de Bobby
Portis

Bien qu'irrégulier, l'intérieur des Bulls Bobby Portis a donné un aperçu de son potentiel lors de la summer League, notamment de sa capacité à s'écarter du cercle malgré ses 2m11. En 6 rencontres il a signé des moyennes de 14.5 points à 42.1% dont 41.7% à trois points, 8.7 rebonds et 1.3 contre en 28.2 minbutes. https://www.youtube.com/watch'v=eFnd4lq-tj0


13:25 - Nazr Mohammed au NBA Africa Game - BASKET-INFOS.COM

Nazr Mohammed #48 of the Chicago Bulls

Blessé à deux doigts lors de la Summer League, Marcus Smart ne participera pas au NBA Africa Game le premier août à Johannesburg en Afrique du Sud. On connait son remplaçant, Nazr Mohammed, qui possède de origines ghanéennes. Il complétera l'équipe World dont l'effectif est le suivant Chris Paul (Los Angeles Clippers) Bradley Beal (Washington Wizards) Kenneth Faried (Denver Nuggets) Marc Gasol (Memphis Grizzlies) Pau Gasol (Chicago Bulls) Jeff Green (Memphis Grizzlies) Marcus Smart (Boston Celtics) Evan Turner (Boston Celtics) Nikola Vucevic (Orlando Magic) https://twitter.com/NazrMohammed/status/6241756450 78241280


mercredi 22 juillet 2015
23:25 - Jimmer Fredette aux San Antonio Spurs - BASKET-INFOS.COM

Jimmer
Fredette

Selon ESPN et Yahoo! Sports les San Antonio Spurs vont signer le shooteur Jimmer Fredette. A la recherche d'un shooteur ils vont lui offrir une chance d'intégrer le roster pour la saison via le training camp. Le contrat serait garanti uniquement pour une très petite somme. Cinq équipes étaient annoncées sur l'ancien de BYU, Passé par les Kings, les Bulls et aux Pelicans, il n'a toujours pas réussi à trouver sa place en NBA. Cette saison avec les P elicans il a affiché des moyennes de 3.6 points à 38% et 1.2 passe en 10 minutes sur 50 rencontres. https://twitter.com/ESPNSteinLine/status/623965022 641782784


15:54 - NBA ? Frank Kaminsky (Hornets) s?essaye au baseball - POPNSPORT.COM
Avant le match entre les White Sox de Chicago et les Cardinals de Saint-Louis, le joueur des Charlotte Hornets en NBA, Frank Kaminsky est venue s’essayer au baseball. Invité par la franchise de Windy City à lancer la première balle, le grand rookie (2m10), né dans la... lire la suite ?

15:54 - Frank Kaminsky s?essaye au baseball? - POPNSPORT.COM
Avant le match entre les White Sox de Chicago et les Cardinals de Saint-Louis, le joueur des Charlotte Hornets en NBA, Frank Kaminsky est venue s’essayer au baseball. Invité par la franchise de Windy City à lancer la première balle, le grand rookie (2m10), né dans la... lire la suite ?



































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