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samedi 01 août 2015
21:30 - Finlande ' France : les Bleus s'inclinent et rentrent tête basse - BASKET-INFOS.COM

heurtel

Mauvaise entrée en matière pour l?équipe de France ce soir. Pour son premier match de préparation à l'EuroBasket, elle s'est inclinée 76-67 face à la Finlande après avoir pris un éclat dès le premier quart-temps sans jamais réussi à revenir au score. Les Bleus auront l'occasion de prendre leur revanche en septembre et en compétition (la Finlande est dans le groupe A avec la France). Après une Marseillaise version longue qui en a surpris plus d'un, les Bleus entrent en piste sans Nicolas Batum et Boris Diaw (qui jouaient le NBA Africa Game en Afrique du Sud dans l'après-midi) à Tampere. À coups de pick-and-pop, la Finlande démarre un véritable festival de loin et la France est rapidement menée 11 puis 16-8 devant une salle plus habituée à venir assister à du hockey sur glace mais à fond derrière son équipe nationale. Vincent Collet prend un premier temps-mort. Énervé, Tony Parker (150e sélection) passe un savon à ses coéquipiers sur le banc. Le meneur des Spurs s'essaie à la pénétration mais Petteri Koponen en ajoute une couche de loin, 19-8. Ça tombe de tous les côtés et le score passe à 23-8 à moins de 5 minutes du premier quart-temps. Rudy Gobert, Joffrey Lauvergne et Evan Fournier font leur première apparition mais rien n'y fait, les Bleus restent scotchés face à l'adresse complètement dingue de leurs adversaires. Tout va de travers, à commencer par l'adresse aux lancers-francs et même un dunk tout cuit raté par Gobert. Après 10 minutes, c'est un +22 en faveur de la Finlande, qui a shooté à 6/7 à 3-points. Les champions d'Europe en titre reprennent enfin leurs esprits et démarrent le deuxième quart-temps sur un 8-0 (4 points de Lauvergne) qui colmate un peu les brèches. Le collectif finlandais ne se laisse pas impressionner et la France peine encore à atteindre la barre des 10 points d?écart. Parker permet aux Bleus de revenir à 11 points sur un 3-points, 44-33. Dans la pénalité, les Français encaissent aux lancers-francs et l?écart repasse à 16 pts sur un nouveau tir primé de Sasu Salin. L'assassin Koponen renvoie finalement tout le monde au vestiaire sur le score de 53-35. La tâche est toujours aussi compliquée à la reprise et à peine un écart de 15 points retrouvé sur un 3-points de Gelabale, le coach finlandais demande un temps-mort qui remet son équipe dans le droit chemin à +17. Les minutes défilent et se ressemblent. Gobert redonne un peu d'air aux siens avec deux alley oops, 58-46. Mais comme depuis le début du match, à chaque petite réaction française, la Finlande revient plus fort, avec une défense très agressive. En face, la défense française est souvent perdue et cela se traduit par un 6-0 en faveur des locaux. Les fautes s'enchaînent ensuite des deux côtés et après trois quarts-temps, la Finlande est toujours devant, +11. Les 10 points d?écart sont enfin atteints en début de 4e quart grâce à un sur deux de Parker sur la ligne, 66-56. Les occasions sont là mais ne se concrétisent pas. Une bonne claquette de Gobert réduit le score à 70-61 alors qu'il reste 6 minutes à jouer. À moins de 5 minutes, c'est Lauvergne qui profite de l'adresse en berne de la Finlande pour permettre à la France de revenir à 7 points. Là encore les Bleus n'arrivent pas à sanctionner dans la foulée avec une énième tentative ratée de loin. Comme par miracle Thomas Heurtel ramène les Bleus à une possession 70-67. Mais 3 ballons perdus d'affilée viennent gâcher l'effort de fin de match et laisse la Finlande filer tranquillement vers la victoire, 76-67. francem finlande


16:09 - Jimmer Fredette veut « impressionner » les Spurs - BASKETSESSION.COM


12:32 - Jimmer Fredette : « Je vais essayer d'impressionner » - BASKET-INFOS.COM

fredette

Les Spurs lui ont offert une chance d'intégrer leur roster via le training camp et Jimmer Fredette ne compte pas passer à côté de l'occasion. Après avoir connu 3 équipes en 4 ans, le shooteur 10e choix de la draft 2011 est toujours en quête d'une équipe où il pourrait enfin prendre ses marques.
Je suis heureux de l'opportunité. C'est bien sûr une excellente organisation. L'une des meilleures de la ligue. Je me sens plus à l'aise dans la ligue. Quand je serai branché sur leur système, je vais y aller aussi dur que je peux. J'essayerai d'impressionner. J'ai toujours eu confiance en mon shoot et je travaille très dur.
Cette saison avec les P elicans il a affiché des moyennes de 3.6 points à 38% et 1.2 passe en 10 minutes sur 50 rencontres. via Project Spurs


jeudi 30 juillet 2015
22:08 - La déclaration du jour pour Gregg Popovich - BASKET-INFOS.COM

gregg
popovich

Gregg Popovich est actuellement en Afrique du Sud puisqu'il sera samedi le coach de la Team Africa lors du premier NBA Africa Game. Aujourd'hui il a prodigué quelques conseils aux jeunes sud africains et il leur a notamment confié
J'ai fait partie de 5 équipes championnes NBA, mais ça c'est grâce à coach Duncan.
 

Coach Pop on the @spurs' 5 championships

Une vidéo publiée par NBA on TNT (@nbaontnt) le



19:52 - Boris Diaw ne se fait aucun souci pour son temps de jeu la saison prochaine - BASKET-INFOS.COM

Tony Parker et Boris Diaw

Actuellement en Afrique du Sud où il disputera samedi le premier match NBA sur le terrain africain, Boris Diaw a évoqué l'été des Spurs lors d'une conférence de presse. Forcément il est content du recrutement et des re-signatures
Je suis tout ce que nous faisons. Ils ont fait du super boulot. Je pense qu'ils ont vraiment amélioré l'équipe pour la saison prochaine.
Concernant le recrutement d'Aldridge, il était confiant dans les chances des Spurs de l'obtenir puisqu'ils avaient mis le paquet.
J'étais confiant lorsque j'ai vu que Pop et Tim étaient au rendez-vous. Ils pouvaient le convaincre.
Il pense que la présence d'Aldridge à l'intérieur va compliquer la tâche des équipes adverses.
Il est vraiment bon au poste bas. Il a de la taille. Il peut jouer sur pick & pop, et il est vraiment difficile à défendre.
Concernant le temps qu'aura le Français avec la présence de Tim Duncan, Aldridge et David West, il ne se fait aucun souci puisqu'à San Antonio on partage.
Je pense qu'ils vont partager le temps de jeu de toute façon. Tout le monde aura la chance de jouer avec tout le monde. Plus il y a de puissance de feu, mieux c'est.
Via Spurs Nation


19:09 - Malik Rose: J'ai toujours le sentiment que je peux jouer mais je sais que ce n'est pas possible - BASKET-INFOS.COM

malik rose

Champion avec les San Antonio Spurs en 1999 et 2003, Malik Rose a pris sa retraite en 2009 à l'âge de 34 ans, ce qui n'est pas très vieux. Il en a désormais 40 et commente les matchs des Philadelphia Sixers. Toutefois, il avoue lors de son passage sur Sirius XM NBA radio, que quelques fois cela le démange de remettre ses sneakers.
J'ai toujours le sentiment que je peux aller sur le terrain et jouer, mais je sais que ce n'est pas possible. Je vois encore sur les parquets des gars avec qui je jouais qui sont encore excellents et je vis ça à travers eux, surtout Tim (Duncan).
S'il ne retournera pas sur les parquets, il aimerait bien faire partie d'un front office
Voir comment R.C Buford et les dirigeants des Spurs fonctionnent, c'est impressionnant et ça inspire. J'ai toujours rêvé de construire ma propre équipe championne NBA
Il aurait même pu quitter son poste de commentateur cet été puisqu'il a reçu une offre d'un ancien coéquipier: Avery Johnson. Ce dernier a été nommé à la tête de l' Université d'Alabama et il lui a proposé un poste d'assistant. Il a finalement décliné
C'était dur de dire non à un ancien coéquipier et à un ami. Ma femme et moi en avons parlé, mais ce n'était pas le bon moment.  


14:44 - Tony Parker : « J'aime autant gagner que je déteste perdre » - BASKET-INFOS.COM

tony parker

Suite de l'interview très intéressante de Tony Parker réalisée par France24. Après avoir évoqué l'intersaison des Spurs et la progression du groupe France avant l'EuroBasket, il évoque cette fois ses premiers pas en NBA, son amour de la gagne et l'évolution de sa préparation physique, du jeu en lui-même et même l'hypothèse d'un monde où le basket n'aurait jamais existé... Son rêve de jeune basketteur
Mon rêve c?était de jouer en NBA. Montrer aux US que je pouvais jouer. Il faut remettre les choses en perspective, à l?époque il n'y avait pas beaucoup d'européens en NBA. J?étais le premier meneur à y arriver. Je n'imaginais même pas gagner des titres ou être MVP des Finales, ça ne m'effleurait même pas l'esprit. Une fois que je suis arrivé en NBA, j'ai eu l'opportunité de jouer et l'important était de gagner car au final c'est tout ce que les gens vont retenir, les titres que vous avez gagnés. Quand coach Pop m'a dit, tu seras starter demain. J'ai dit : « quoi ?! ». On avait joué que 4 matchs de saison. Il me dit que je serai titulaire le lendemain et que je serai le meneur de jeu, qu'il me donnait les clés. C'est là que j'ai réalisé que j'avais réussi. J?étais super excité, j'ai ressenti cela comme un honneur. Que coach Pop, un des meilleurs coachs de l'histoire de la NBA, me fasse confiance et me confie les clés alors que je n'avais que 19 ans.
Plutôt porté par une haine de la défaite ou un amour de la victoire ?
Un peu des deux. Quand vous avez goûté à la gagne, c'est comme une drogue. Et donc vous détestez perdre. Le jeu est en constante évolution. Maintenant c'est beaucoup de small ball. Mais chaque année est différente. Différents coachs vont essayer d'implanter de nouvelles stratégies. Au final cela reste du basket. Il faut toujours partager le ballon et jouer ensemble pour gagner.
L'inspiration Duncan et les années qui passent
Bien sûr Tim m'inspire. Sa carrière est incroyable. Garder ce niveau d'engagement et de réussite, être performant à tous les matchs, c'est un excellent exemple à suivre pour moi. Je vais devoir adapter mon jeu, bien sûr. Comme tout le monde en vieillissant, on n'est pas aussi rapide que lorsqu'on était jeune. On doit s'adapter, être intelligent, devenir meilleur shooteur, j'ai déjà commencé à faire ça. Je travaille beaucoup sur mon « conditioning », cela vient avec l?âge, il faut mieux se préparer. Je ne veux pas que les mêmes bobos, les inflammations de l'année dernière reviennent.
Et si le basket n'existait pas ?
Si le basket n'existait pas, je jouerais au foot. J?étais attaquant car j?étais super rapide. En dehors du sport, j'aurais été architecte. J'ai toujours adoré le design, des maisons, des piscines, ce genre de choses.


12:03 - Tony Parker sur les Spurs: « un été incroyable » - BASKET-INFOS.COM

Tony Parker

Dans une interview très intéressante accordée à France 24, Tony Parker évoque l'intersaison des San Antonio Spurs, avec notamment les signatures de LaMarcus Aldridge et David West.
Je suis très excité par l'intersaison des Spurs. C'est pour cela que je suis impatient de commencer avec l'équipe nationale et de m'assurer que nous fassions le boulot pour ensuite retourner aux Spurs afin d'essayer de remporter une nouvelle bague. Ca a été un été incroyable pour nous. LaMarcus va beaucoup nous aider. Je suis tellement heureux que Manu et Timmy soient de retour. Nous allons donc avoir une dernière chance, une dernière occasion d'essayer de tout gagner.
Sur les raisons de la signature de Aldridge
Bien sûr il y a Gregg Popovich mais je pense que c'est pour tout le monde, l'équipe, la culture de la gagne, le fait que nous ayons remporté des titres. Je pense que c'est ce mix de tout ça qui a poussé LaMarcus à nous choisir.
Et il ne se fait aucun souci sur la capacité de l'ancien Blazer à s'adapter.
Je pense qu'il va parfaitement s'intégrer. Avec la façon dont nous jouons et nous partageons le ballon, il sera très efficace.
 


10:32 - Basket - WNBA - Les débuts réussis d'Ayayi - LEQUIPE.FR
Basket - WNBA - Les débuts réussis d'Ayayi
Partie jouer en WNBA avec les San Antonio Stars, Valériane Ayayi a...

mercredi 29 juillet 2015
19:49 - Les 12 bleus pour affronter la Finlande - BASKET-INFOS.COM

Tony Parker et l'équipe de France

Samedi soir à 19h30 l'équipe de France joue son premier match de préparation pour l'Eurobasket et ils ne seront que 12 en tenue. Boris Diaw et Nicolas Batum vont eux disputer le NBA Africa Game en Afrique du Sud alors que Fabien Causeur (infection oculaire) et Nando De Colo (contracture musculaire du mollet droit) sont mis au repos.  
Les 12 joueurs retenus pour Finlande - France à Tampere (Finlande) sont donc
Nom Prénom Date de naissance Taille Poste Club 2014-2015
4 HEURTEL Thomas 10/04/1989 188 1 Anadolu Efes Istanbul (Turquie)
6 DIOT Antoine 17/01/1989 192 2-1 Strasbourg IG
7 LAUVERGNE Joffrey 30/09/1991 210 4-5 Denver Nuggets (NBA)
8 KAHUDI Charles 19/07/1986 197 2 ? 3 Le Mans Sarthe Basket
9 PARKER Tony 17/05/1982 186 1 San Antonio Spurs (NBA)
10 FOURNIER Evan 29/10/1992 199 2-1 Orlando Magic (NBA)
11 PIETRUS Florent 19/01/1981 202 4 SLUC Nancy
14 AJINCA Alexis 06/05/1988 216 5 New Orleans Pelicans (NBA)
15 GELABALE Mickaël 22/05/1983 202 2 ? 3 Limoges CSP
16 GOBERT Rudy 26/06/1992 215 5 Utah Jazz (NBA)
18 TILLIE Kim 15/07/1988 207 4-5 Vitoria (Espagne)
19 JAITEH Mouhammadou 27/11/1994 206 4-5 JSF Nanterre
 


16:16 - John Jenkins: j'avais besoin d'un nouveau départ - BASKET-INFOS.COM

John Jenkins

Très très peu utilisé par les Atlanta Hawks lors de ses trois premières saisons dans la ligue, l'arrière John Jenkins intéressait pourtant quelques équipes comme les Knicks et les Spurs. Il a finalement décidé de rejoindre les Dallas Mavericks.
Je suis content de cette décision. J'avais besoin d'un nouveau départ et les Mavericks me donnent cette opportunité. J'ai attendu plus longtemps que je pensais à avoir à le faire, mais ça valait le coup pour aller dans cette équipe et pour l'intérêt qu'ils ont pour moi. Ca fait du bien d'être désiré et c'est super de faire partie de ce qui se passe dans cette équipe. Je suis très motivé. Je suis un compétiteur. Je voulais rester à Atlanta le plus longtemps possible mais ça ne s'est pas passé comme je le voulais.
Il a pu discuter avec Mark Cuban, qui lui a donné un conseil simple
Il m'a juste dit de mettre des paniers. C'est ce que je fais le mieux et c'est ce que je vais faire.


13:46 - LeBron James se livre à un questions/réponses - BASKET-INFOS.COM

lebron
james re

Cette nuit LeBron James a accordé un peu de temps aux twittos pour répondre à quelques questions. Voici quelques extraits: Hormis Dwyane Wade, qui est ton coéquipier préféré ? Ray Allen, Chris Bosh, Kevin Love, Kyrie Irving, juste pour en citer quelques uns https://twitter.com/KingJames/status/6261707513186 83648 Tes trois amis les plus proches en NBA ? Dwyane Wade, Carmelo Anthony et Chris Paul https://twitter.com/KingJames/status/6261688301932 21633 Pourquoi avoir choisi le basket ? J'aimais simplement le regarder à la télé et ma mère m'a acheté un mini-panier. Ca a commencé comme ça https://twitter.com/KingJames/status/6261660059921 36704 Quelle est ta joueuse préféré en WNBA ? Diana Taurasi https://twitter.com/KingJames/status/6261756155956 18308   Outre Cleveland, dans quelles villes aimes-tu jouer le plus ? Los Angeles, New York, Chicago, Boston et Golden State. https://twitter.com/KingJames/status/6261675327397 76512 Quelles sont les équipes les plus difficiles à défendre Les attaques des Spurs, Warriors, Celtics, Hawks et Heat. https://twitter.com/KingJames/status/6261797097228 61568 Quel avis sur les Spurs ? Vous allez être très bons cette saison. Bonne chance #J'aime Pop https://twitter.com/KingJames/status/6261773084292 95616 Un super pouvoir pour un jour ? La téléportation https://twitter.com/KingJames/status/6261778983497 72800 Quel est ton rappeur préféré ? Jay Z, sans hésiter https://twitter.com/KingJames/status/6261677515020 73856 Quel est ton film préféré ? Gladiator, Le Parrain 2.  Qui en dehors de ta famille et du basket t'a inspiré ? Batman et Michael Jordan dans mon enfance https://twitter.com/KingJames/status/6261686375194 70593 Qu'est-ce que ça fait de perdre tout le temps ? Je ne sais pas trop parce que je gagne plus que je perds mon ami https://twitter.com/KingJames/status/6261683327026 01216


11:47 - Le NBA Africa Game diffusé sur beIN Sports - BASKET-INFOS.COM

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Pour ceux qui sont en manque de basket, samedi vous aurez l'occasion de céder à votre addiction avec le premier match NBA sur le sol africain, le NBA Africa Game. Ce match version "All-Star Game" joué à l'Ellis Park Arena de Johannesbourg, sera diffusé en direct sur beIN SPORTS 2 à 15h et commenté par Eric Micoud et Benjamin Bernard. Rediffusion le lendemain à 10h sur  beIN SPORTS 3   Rappel des effectifs: La « Team Africa » regroupe des joueurs nés en Afrique ou d'origine africaine (seconde-génération) : Luol Deng (Miami Heat; Grande-Bretagne; né au Sud-Soudan) Al-Farouq Aminu (Portland Trail Blazers ; Etats-Unis, parents originaires du Nigéria) Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks, Grèce, parents originaires du Nigéria) Nicolas Batum (Charlotte Hornets; France; un parent originaire du Cameroun) Bismack Biyombo (Toronto Raptors; République Démocratique du Congo) Boris Diaw (San Antonio Spurs; France; un parent originaire du Sénégal) Nazr Mohammed (Chicago Bulls; un parent originaire du Ghana) Gorgui Dieng (Minnesota Timberwolves; Sénégal) Festus Ezeli (Golden State Warriors; Nigeria) Serge Ibaka (Oklahoma City Thunder; Congo)* Luc Mbah a Moute (Sacramento Kings; Cameroun) La « Team World » rassemble les joueurs du reste du monde Chris Paul (Los Angeles Clippers, Etats-Unis) Bradley Beal (Washington Wizards ; Etats-Unis) Kenneth Faried (Denver Nuggets; Etats-Unis) Marc Gasol (Memphis Grizzlies; Espagne) Pau Gasol (Chicago Bulls; Espagne) Jeff Green (Memphis Grizzlies; Etats-Unis) Trey Burke (Utah Jazz; Etats-Unis) Evan Turner (Boston Celtics; Etats-Unis) Nikola Vucevic (Orlando Magic; Monténégro) * ne jouera pas pour cause de blessure


mardi 28 juillet 2015
15:24 - Après deux opérations du c'ur Larry Brown pensait que Gregg Popovich allait prendre sa retraite  - BASKET-INFOS.COM

Gregg
Popovich

L'an passé durant la saison régulière, Gregg Popovich a manqué deux matchs, remplacé par Ettore Messina, mais les Spurs n'avaient donné aucune raison. Dans un article dun San Antonio Express-News, on apprend que Pop s'est fait opérer du c'ur et Larry Brown, mentor du Texan, pensait bien qu'il allait mettre un terme à sa carrière.
Son opération de la hanche s'est bien passée, mais il a eu un problème avec son c'ur qui ressemblait à la fibrillation auriculaire qu'avait eue Fabricio Oberto. Popovich a été opéré et il a fait tout ce que les docteurs lui avaient demandé, mais les palpitations sont revenues. Brown a confié que cela s'était produit durant la tournée en Europe. Ca a finalement entraîné une seconde opération et il a dû manquer deux matchs fin novembre. "J'ai vraiment cru qu'il était proche de prendre sa retraite." Brown
La seconde opération s'est finalement bien passée et Pop pourrait même aller jusqu'à la fin de son contrat.   


14:00 - Mix: bon anniversaire Manu Ginobili - BASKET-INFOS.COM

Manu Ginobili #20 of the San
Antonio Spurs

Aujourd'hui Manu Ginobili, quadruple champion NBA, fête ses 38 ans. L'occasion de lui rendre hommage et d'apprécier son style si particulier avec cet excellent mix :  


10:01 - Les Spurs pourraient pousser Boban Marjanovic à déclarer forfait pour l'Eurobasket - BASKET-INFOS.COM

Boban Marjanovic vers la NBA ?

Novosti rapporte que le nouvel intérieur des Spurs Boban Marjanovic va se rendre aux Etats-Unis jeudi pour être examiné puisqu'il se murmure qu'il aurait joué la finale du championnat serbe avec un fracture au pied. Cela n'avait posé aucun souci lors de sa visite médicale en Italie lorsqu'il a signé avec les San Antonio Spurs, mais ces derniers ont demandé à la fédération serbe à ce qu'il ne s'entraîne pas pendant 6 à 8 semaines, ce qui remettrait en question sérieusement sa participation à l'Eurobasket qui débute dans un peu plus d'un mois. Le coach serbe Sasha Djordjevic est particulièrement agacé par cette situation.
Boban Marjanovic n'a aucun problème de santé. Ca a été montré durant la visite médicale avec les Spurs à Milan et lorsqu'il a été examiné par notre staff. Tous les résultats des radios et des IRM étaient négatifs. Boban sera examiné à Los Angeles jeudi. Je ne sais pas sur quoi est basé cette demande parce que Boban va bien. Cela va au-delà du basket. Je ne comprends pas pourquoi une personne qui n'a rien à voir avec notre équipe a dit ces choses sur Marjanovic. Cela fait du tort à Marjanovic et à la Serbie.
Si ces examens venaient à révéler un souci ou semer le doute chez les Spurs, ils pourraient faire pression pour qu'il ne joue pas l'Euro, ce qui serait un coup dur pour la Serbie. A suivre


09:46 - Elliot Williams aux Charlotte Hornets - BASKET-INFOS.COM

Elliot
Williams

Dans le viseur de plusieurs équipes (Spurs et Knicks notamment), l'arrière Elliot Williams (26 ans, 1m96) a finalement signé un contrat avec les Charlotte Hornets sous forme d'invitation pour le training camp selon le Charlotte Observer. Cela porte le total de joueurs de l'équipe à 16 sachant que la limite est de 15 pour la saison. Il pourrait être en concurrence avec le rookie Aaron Harrison pour le dernier spot. Cette saison il est passé par le Jazz< /a>, les H ornets et les P elicans pour un total de 13 matchs et des moyennes de 2.8 points, 0.6 rebond, 0.9 passe en 9.2 minutes. Le reste de la saison il évoluait en D-League aux Santa Cruz W arriors, avec qui il affichait des moyennes de 21.3 points, 4.8 rebonds et 7.4 passes en 29 matchs.


09:20 - Carlos Boozer dans le viseur de trois équipes  - BASKET-INFOS.COM

Carlos
Boozer

Les jours passent et le vétéran Carlos Boozer est toujours libre. Toutefois ce n'est pas l'intérêt qui manque puisqu'il reste encore au moins trois équipes sur le coup d'après Sheridan Hoops. Elles étaient six, voire sept il y a deux semaines (Mavericks, Clippers, Raptors, Nuggets, Knicks, Spurs voire Pelicans) et les Knicks et les Mavericks seraient toujours intéressés. De plus les Houston Rockets seraient également sur le coup. Boozer sort encore d'une saison décevante et il ne signera sans doute pas mieux qu'un contrat minimum. https://twitter.com/MikeAScotto/status/62588573953 2873728


lundi 27 juillet 2015
22:16 - Larry Bird va attendre plus de Lavoy Allen - BASKET-INFOS.COM

lavoy allen

Suites aux départs de Roy Hibbert (Lakers), David West (Spurs) et Luis Scola (Raptors) le champ est libre à l'intérieur pour Lavoy Allen sur qui Larry Bird met beaucoup d'espoirs.
Nous pensons qu'il est prêt à y aller et à avoir plus de temps de jeu sur les deux postes. C'est une superbe opportunité pour lui de jouer soir après soir à un haut niveau.
Arrivé dans l'Indiana en provenance de Philadelphie, il n'a jamais décu Frank Vogel. Le front-court des Pacers compte désormais en plus de l'ancien strasbourgeois, Ian Mahinmi, Jordan Hill qui arrive en provenance des Lakers et le rookie Myles Turner. La saison passée, Allen tournait à 5 pts & 5.1 rbds en seulement 17 minutes de temps de jeu, arrivera-t-il à conserver une telle efficacité avec un temps de jeu en hausse ? Il a signé un contrat sur les trois prochaines saisons pour un montant de 12 millions de dollars. Rappelons que Paul George pourrait lui aussi jouer au poste 4 sur quelques séquences de type small-ball. Sources : pacers.com


17:51 - WNBA: Ayayi rejoint San Antonio - SPORTS.FR
WNBA: Ayayi rejoint San Antonio


14:40 - Basket - WNBA - Valériane Ayayi signe à San Antonio - LEQUIPE.FR
Basket - WNBA - Valériane Ayayi signe à San Antonio
Valériane Ayayi a annoncé lundi qu'elle rejoignait la franchise de...

13:23 - Valériane Ayayi en WNBA - BASKET-INFOS.COM

Valériane
Ayayi

Bonne surprise puisque l'ailière française Valériane Ayayi va rejoindre la WNBA pour la fin de saison. C'est son agent Jeremy Medjana qui vient d'annoncer sa signature aux San Antonio Stars.  La joueuse de Lattes-Montpellier n'avait pas eu la chance de faire partie des 12 pour l'Eurobasket mais elle se consolera en devenant la 11ème joueuse française à jouer en WNBA après  Isabelle Fijalkowski, Lucienne Berthieu, Sandrine Gruda, Edwige Lawson-Wade, Emmeline Ndongue, Sabrina Palie, Audrey Sauret, Laure Savasta, Emilie Gomis et Céline Dumerc. https://twitter.com/JMedjana/status/62561676618671 3088  


10:51 - Terry Stotts réagit avec classe au départ de LaMarcus Aldridge - BASKET-INFOS.COM

terry stotts-lamarcus aldridge

Ca a été le grand chambardement cet été à Portland (et ce n'est pas fini): 12 arrivées et 9 départs dont 4 titulaires. La plus grosse perte a bien sûr été celle de LaMarcus Aldridge, parti vers San Antonio. Terry Stotts a évoqué avec classe ce départ au Boston Globe
Je savais que ça allait être une décision qui ne se jouerait pas à grand chose. Ca n'a pas été facile pour lui et il a hésité jusqu'à la dernière minute. Je respecte assurément sa décision et elle était difficile à prendre. Personnellement je le remercie pour les trois ans passés avec lui. Il a mérité le droit d'être free agent et il va vraiment nous manquer. Mais nous allons de l'avant.
Désormais le plus dur est à venir pour Portland, la reconstruction. Toutefois pour le coach une saison fun s'annonce.    Via Boston Globe


dimanche 26 juillet 2015
18:05 - Mini-Camp Team USA: Kawhi Leonard aussi de la partie - BASKET-INFOS.COM

Top 10: Kawhi Leonard s'envole; John Wall le
magicien

Forfait lors des deux derniers rendez-vous de Team USA pou se reposer, Kawhi Leonard sera présent à Las Vegas du 1 1 au 13 août selon le San Antonio Express News. Il faisait partie de la première liste de pré-sélectionnés communiquée par USA Basketball il y a un an et demi et il conservera donc toutes ses chances de participer aux JO de Rio. https://twitter.com/Monroe_SA/status/6253340698830 56129 Rappelons que 7 joueurs ont été invités dernièrement: Jimmy Butler, Mik e Conley, Draymond Green, Harrison Barnes, Tobias Harris, Victor Oladipo et Trey Burke. Ils s'ajoutent à une liste de 35 déjà pré-sélectionnés. LaMarcus Aldridge Carmelo Anthony Br adley Beal Tyson Chandler DeMarcus Cousins S tephen Curry Anthony Davis Demar DeRozan Rudy Gay D wight Howard Andre Iguodala Ky rie Irving Le Bron James Kyle Korver David Lee K awhi Leonard Andre Drummond Ke vin Durant Kenneth Faried Pau l George B lake Griffin Ja mes Harden Gordon Hayward K awhi Leonard Damian Lillard Kevi n Love Chandler Parsons Chri s Paul Mason Plumlee Pa ul Millsap De rrick Rose K lay Thompson John Wall Russell Westbrook Deron Williams


17:53 - Le Sénégalais Youssou Ndoye au training camp des Spurs - BASKET-INFOS.COM

Youssou
Ndoye

Tout comme Maurice Ndour, le Sénégalais Youssou Ndoye a décroché une invitation pour un training camp selon Yahoo! Sports. Il a signé avec les Spurs un contrat qui devrait être au mieux partiellement garanti et pour le minimum. Il a peu, voire aucune chance d'intégrer l'effectif mais il devrait jouer en D-League avec les Austin Spurs. Ndoye n'a pas été drafté il y a un mois à sa sortie de St Bonaventure où il affichait des moyennes de 11.8 points, 10.1 rebonds et 2.6 contres en 31.9 minutes. Il a joué 6 matchs de Summer League avec les Texans pour 3.2 points et 1.8 rebond en 9.3 minute. https://twitter.com/WojYahooNBA/status/62533133882 9266944


17:29 - Les Celtics signent Corey Walden - BASKET-INFOS.COM

Boston
CelticsÕ Marcus Thornton goes up for a basket
against San Antonio SpursÕ Will Cherry during the
first half of an NBA summer league basketball game
Saturday, July 18, 2015, in Las Vegas. (AP
Photo/John Locher)

Les Celtics viennent d'ajouter un nouveau joueur à leur effectif pour le training camp. Selon CSNNE ils ont signé l'arrière Corey Walden (22 ans, 1m88) pour un contrat dont les détails sont actuellement inconnus mais il y a fort à parier qu'il est pour le minimum et partiellement garanti.   Il n'a pas été drafté il y a un mois à sa sortie d'Eastern Kentucky où il tournait cette saison à 18.8 points, 4 rebonds et 3.8 passes. Il a participé à la Summer League de Las Vegas avec Boston où il affichait des moyennes de 2 points, 2.5 rebonds, 2.5 passes et 3.5 interception en 2 rencontres.   https://twitter.com/SherrodbCSN/status/62500993201 8958336


09:16 - Gregg Popovich évoque l'importance du tir à trois points et de posséder un intérieur dominant et - BASKET-INFOS.COM

steve kerr et gregg Popovich

Au fil des années le tir à trois points est devenu une des armes principales en NBA et les équipes l'utilisent de plus en plus. L'évolution depuis une vingtaine d'années est significative et une équipe qui n'est pas une menace à trois points a très peu d'espoirs. En 1999 lorsqu'ils ont remporté le titre, les Spurs tentaient en moyenne 10.4 tirs à trois points par match pour 33% de réussite et en 2014 ils en tentaient 21.3 par rencontre avec un pourcentage de 39.7%. Invité de KNBR, Gregg Popovich a évoqué l'importance du tir à trois points et de posséder un intérieur dominant.
Vous en payez le prix si vous ne mettez pas de tirs à trois points et vous en payez le prix si vous n'empêchez pas l'équipe adverse d'en mettre. Pour que votre intérieur ait encore de la valeur, il faut qu'il oblige l'équipe adverse à faire une prise à deux. Si vous avez un intérieur qui n'attire pas les prises à deux vous avez du souci à vous faire. Si vous avez un intérieur mieux vaut qu'il soit assez bon pour attirer les prises à deux de façon à ce qu'il puisse ressortir le ballon, qu'il y ait du mouvement afin de pouvoir pénétrer ou shooter à trois points. Le tir à trois a tellement plus de valeur qu'un tir à deux points que vous ne pouvez pas l'ignorer. Donc vous essayez de trouver un équilibre entre pénétration et shoot. Mais quand vous pénétrez vous pensez toujours à ressortir pour un joueur ouvert à trois points. Ce que nous faisons actuellement ne changera pas dans la ligue en raison de cette ligne à trois points.
Si vous doutez de l'importance d'avoir un excellent intérieur pour briller à trois points, pensez à aller voir ce gif


samedi 25 juillet 2015
19:47 - Nikola Milutinov signe en Grèce - BASKET-INFOS.COM

Nikola
Milutinov

Drafté par les San Antonio Spurs en 26ème position de la dernière draft, comme prévu le pivot serbe Nikola Milutinov (20 ans, 2m12) va rester en Europe et il vient de s'engager pour trois ans avec l'Olympiacos. Les Spurs avaient déjà signé les papiers pour se débarrasser de son cap hold. Cette saison il jouait au Partizan Belgrade avec qui il a tourné à 9.8 points et 7.6 rebonds en 28 minutes en ligue adriatique.  


16:21 - Darion Atkins vers les Knicks - BASKET-INFOS.COM

darion
atkins

ACC Defensive Player of the Year avec l'université de Virginia la saison passée Darion Atkins (2,03m, 7.6 points 6 rebonds et 1.1 contres de moyenne en 33 matchs et 24 minutes de jeu environ par rencontre) pourrait avoir obtenu un ticket pour le training camp de New York en septembre. Capable à la passe et au shoot mi-distance, son profil pourrait correspondre au jeu en triangle pratiqué par les Knicks. C'est avec les Spurs en Summer League qu'Atkins s'est fait remarqué malgré des stats discrètes (2.3 points et 2.3 rebonds et 12 minutes de moyenne en 9 matchs). Ses rivaux se nommeront Lou Amundson et Lance Thomas. Tous deux ont signé des contrats garantis mais la perte serait relativement faible (les contrats sont d'un an) pour l'équipe si Atkins venait à convaincre. C'est lors du NBA's Portsmouth Invitational au printemps qu'Atkins s'est fait un nom grâce à des moyennes de 20 points 10.3 rebonds et 3.7 contres en trois matchs lors du tournoi. via Daily Progress


12:56 - Sam Hinckie et les 76ers avant la draft: à en péter une durite - BASKET-INFOS.COM

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Le présent article aurait dû paraître avant la draft et compter parmi la phalange de papiers née au nom du #JoueLaCommeDiLéo instigué par Sixers.debats-sp orts.com. Hélas, il n'a pu être bouclé à temps et s'est retrouvé sur le quai de la gare à regarder le train se fondre dans l'horizon sans lui à son bord. Comme beaucoup trop de choses en ce monde, le timing est important. Durant ces quelques instants précédant la draft, les 76ers étaient acidement conscient d'être face à un tournant décisif de leur reconstruction. Et à fleur de peau comme jamais devant la décision à prendre quant à ce troisième pick.

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Vous avez peut-être l'impression que Sam Hinkie est un visionnaire qui avance ses pièces sur l?échiquier avec l'assurance de celui qui sait. Qu'il est le genre d'homme à braver stoïquement les frondes et les moqueries parce que les fils invisibles qu'il tire feront de lui celui qui rira le dernier. A force de l'observer réaliser des mouvements qui paraissent idiots au premier coup d??il et géniaux au second, plier les règles pour qu'elles le servent et se construire un arbre des possibles aux branches débordant les limites de l'horizon, vous en êtes peut-être effectivement venus à voir le jeune General Manager ainsi.

Vous vous mettez le doigt dans l??il. Il claque des phalanges et transpire à grosses gouttes à chaque décision qu'il prend comme n'importe quel dirigeant NBA. Parce qu'aussi brillant et audacieux semble-t-il être, il est soumis aux mêmes lois universelles que tout un chacun : la certitude, en ce bas-monde, n'existe pas. Et peut-être plus que quiconque, il signe ses documents officiels avec dans son dos le regard lourd d'attentes et de menaces de ceux qui sont derrière la franchise.

C'est bien normal, l'intrépide GM a sciemment fait subir aux Sixers rafales de défaites, ridicule cuisant et accusations de pratiques déshonorantes avec un tanking de l'extrême, promettant que ce douloureux sacrifice leur donnerait les moyens de viser le titre. Il n'a pas le droit de se planter et encore moins le droit de finir avec une équipe vivotant péniblement en playoffs et incapable d'en passer le second tour. Mais construire un cador du championnat demande bien plus que suivre à la perfection une stratégie aux petits oignons. Son esprit peut être extrêmement acéré, il n'en reste pas moins qu'il pose carte après carte sur la table sans savoir si ce sont les bonnes. La draft en est une éclatante illustration: qui doit-il prendre avec son 3ème pick?

Le favori pour être appelé le premier par Adam Silver est l'intérieur sans faille, Kart-Anthony Towns. Mais dans trois ou quatre ans, sera-t-il encore considéré comme le meilleur joueur de cette cuvée? Aura-t-il encore cette petite longueur d'avance qu'il paraît actuellement posséder sur Jahlil Okafor, D'Angelo Russell, Kristaps Porzingis ou Mario Hezonja? Impossible d'en être sûr tant les exemples de James Harden, Stephen Curry ou Kawhi Leonard hurlent à mes oreilles.

Comme l'année dernière, Hinckie a la chance des lâches de ne pas choisir dans les tous premiers et donc d'avoir l'excuse de ne pouvoir prendre que que ce qui reste parmi les prospects du haut du panier. Mais contrairement à cette fois-ci, la liste des espoirs cinq étoiles s'allongent au-delà de la troisième place. Qu'importe les joueurs qui seront disponibles à cet instant de la draft, le GM aura un choix à faire. Et après deux ans de reconstruction dont les fruits n'ont pas encore donné une idée claire de l'avenir de la franchise, ce choix-là risque d'être considéré comme décisif pour Hinckie -positivement ou négativement selon son résultat- lorsque viendra l'heure de regarder dans le rétroviseur et de juger de la réussite de la reconstruction.

Sauf que, bordel, ce choix sera difficile. D'Angelo Russell est le joueur que j'ai à l'esprit pour cette équipe depuis un petit moment déjà. Quand je compare son portrait à la liste des critères que je recherche pour ce 3ème pick de Phila, je me retrouve à cocher l'enfilade de cases comme un maniaque du bingo: il est sur la même ligne que les meilleurs candidats de la draft, affiche le potentiel d'un franchise player, propose un profil extrêmement intéressant, positionne ses forces sur des secteurs clés du jeu (scoring et playmaking), ne présente a priori aucune faiblesse ou défaut incorrigible ou rédhibitoire, et colle parfaitement avec les premières pièces de la reconstruction de la franchise (Nerlens Noel et Joel Embiid, voire même Dario Saric, Jerami Grant et Robert Covington si on est optimiste).

Ce très jeune homme a montré de très belles qualités de shoot (y compris en sortie de dribble), de playmaking et de maniement de balle qui sont amoureusement articulées autour d'une bonne intelligence de jeu et d'une magnifique créativité. Vous rendez-vous compte des possibilités folles qu'offrent cette combinaison diabolique? A lui seul, ce joueur est susceptible permettre à une équipe de déployer un jeu varié, efficace et difficilement prévisible. Face à lui, les défenses adverses doivent en effet, en toutes circonstances et en toutes situations, surveiller sa capacité à dégainer, les lignes de passes jusqu'aux plus improbables et les décalages qu'il parvient à créer. Elles doivent surveiller ces possibilités en toutes circonstances, en toutes situations et en même temps. Absolument, en même temps.

Et il n'a que 19 ans, l'insolent. Tant de savoir-faire et d'intelligence à cet âge précoce deviendraient presque suspects. Ça l'est d'ailleurs peut-être un peu. Il n'avait pas la réputation d'être un aussi bon shooteur avant d'arriver à l'université et je me méfie toujours des explosions spontanées. Russell fait aussi un bon candidat au tableau des joueurs dominants en NCAA qui n'arrivent pas à transposer leur production à l'étage supérieur. Son petit manque d'explosivité et sa baisse d'efficacité face aux bonnes équipes universitaires appuient cette idée. Je ne serai toutefois pas étonné de voir ses qualités athlétiques se développer dans les prochaines années. Puis à même pas vingt ans, une seule petite année de college au compteur et la totalité de ces défenses adverses focalisées sur lui du fait de l'incurie de ses coéquipiers, il subissait des conditions pour le moins compliquées. Qui sait, après quelques matchs supplémentaires, il aurait peut-être fini par prendre la mesure de la hausse de niveau (et de centimètres des opposants) et posté des chiffres plus conformes à ce qu'attendu. "Qui sait?", c'est bien la fichue question qu'on peut accoler à tous les prospects sans exception.

Il y a toujours un risque d'échec avec les joueurs qui se présentent à la draft. Mais bon sang, Russell est parfait pour les projets des Sixers sur tous les plans. A côté de son léger manque d'explosivité, il est très long, excellent shooteur en diverses positions, techniquement très avancé dans plusieurs secteurs et intelligent; soit suffisamment outillé pour compenser ce bémol. Il demandera peut-être un peu de patience mais la récompense en vaut la chandelle. Comme tous prétendants à la NBA, Russell est un pari. Un pari que je fais les yeux fermés.

Mais si Kristaps Porzingis était meilleur? Pas forcément immédiatement mais à l'heure où l'on devra faire les comptes?

Après tout, certains observateurs ont dit qu'il était peut-être le joueur le plus talentueux de cette cuvée et il alignait de bonnes stats dans un championnat autrement plus relevé que la NCAA où Russell serrait les dents quand il en affrontait le gotha. Puis, mince, son profil est taillé pour la NBA des dix années à venir. Que cherche-t-on en premier lieu de nos jours chez un intérieur? En défense, de la protection du cercle et une réelle faculté à défendre les pick-and-rolls (et si un grand peut faire ça, il peut défendre les vifs powers vivant dans le périmètre du désormais sanctifié small ball). Ces deux capacités sont la plupart du temps aussi peu combinables que l'eau et l'huile et pourtant ce tronchard les affichent ensemble sans sourciller. En attaque, on rêve d'intérieurs de plus de sept pieds capables de planter de loin comme s'il n'y avait qu'à demander et de poser la balle à terre pour fondre vers le cercle quand cette crétine de défense se jette sur les trois points adverses. Ce fichu tronchard fait ça. Aujourd'hui, on veut pouvoir jouer grand comme jouer petit. Ce fichu taré de tronchard peut jouer poste 4 comme poste 5 et donc permettre ça aussi. Bordel.

Et si ses défauts qui me font le placer derrière au moins quatre prospects avec Okafor et Hezonja n'étaient qu'éphémères? Je le trouve en retard sur ses concurrents en matière de sens et compréhension du jeu (ses limites à la passe en sont une illustration), son shoot reste assez irrégulier et il manque de puissance et de dureté. Mais il n'a pas vingt piges. Je ne suis pas à l'abri de voir ces points noirs dûment notés sur ma petite feuille s'envoler comme poussière au vent au troisième souffle de temps. Pourquoi il n'y arriverait pas? Il débarque en Espagne à 15 ans, se fait une place dans la rotation d'une bonne équipe de première division à 18 et augmente encore son niveau la saison d'après. Ses faiblesses sont aussi bien plus exposées dans un championnat fait de professionnels aguerris et fichtrement bons que dans les petites joutes d'étudiants attardés de la NCAA.

Le secret pour réussir sa reconstruction, on le connaît tous. C'est le même que celui pour gagner le titre: avoir l'un des tous meilleurs joueurs de la ligue. Et si c'était ce letton qui allait rentrer dans ce cercle et pas les autres? Et si parallèlement ni Joel Embiid, ni n'importe quel autre Sixer n'y rentrait? J'aurais juste raté mon occasion de réussir cette pu*** de reconstruction pour laquelle j'ai donné le nom de la franchise aux moqueurs en jurant aux miens de les venger de ces quolibets par un imposant trophée plantée dans la vitrine du club. Ouais Porzingis menace de se planter comme un ciel de couleur gris fer menace un orage mais il compte aussi un destin hors norme dans les pattes.

Et si cette future superstar n'était pas Porzingis mais Mario Hezonja? Je ne parierai jamais contre un gamin qui est en train de se faire une place dans la rotation d'un des plus gros mastodontes européens des vingt dernières années alors même qu'il n'arrête pas de rebrousser dans le mauvais sens le poil de ses coéquipiers ultra-respectés sur tout le continent. Le croate a les qualités athlétiques d'un américain, l'égo et la confiance en lui d'un basketteur prénommé d'après un steack haut de gamme, le shoot d'un joueur de l'Ex-Yougoslavie et il a suffisamment de qualités tout autour de ça pour voler des minutes au sein du FC Barcelone. Il transpire la superstar même dans les côtés les moins affriolants: son égo dépasse vraisemblablement son potentiel, lequel dépasse celui du Magic d'Orlando dans un match à un contre cinq. Mais c'est souvent de ce bois que sont fait les légendes de la NBA.

Quel joueur est-il au plus haut niveau avec des vraies minutes et des grandes responsabilités? Les mauvais pendants de sa personnalité risquent-ils de prendre le pas sur The Right Way (individualisme, goût trop prononcé pour les tirs difficiles, niveau d'efforts fluctuant, relations difficiles avec ses coéquipiers)? Comment vivrait-il d'avoir éventuellement une autre star à ses côtés, peut-être plus forte que lui (comme Embiid ou un autre par exemple)? J'ai une tendance à rechercher des joueurs à la personnalité moins crispante car l'atmosphère au sein d'une équipe a selon moi une influence importante sur le terrain, et les autres joueurs de Philly sur laquelle s'appuie l'avenir s'incorporent assez bien dans cette philosophie. Mais si c'est Hezonja qui est la perle de cette draft? Son talent ne surpasserait-il pas ce risque ou le cas échéant, ces désagréments? Il est encore très jeune et sa personne peut encore évoluer. Se pourrait-il que les efforts du staff parviennent à le faire pousser dans un sens moins nitroglycériné? Je sais pas, punaise.

D'Angelo Russell reste devant ces prospects-là à mes yeux notamment parce que sa faculté à être l'instigateur d'un fabuleux jeu offensif à lui tout seul est pour moi une caractéristique plus décisive que le scoring pur d'Hezonja et la quinte flush royale défense protéiforme/jeu offensif extérieur chez ce seven footer de Porzingis. Je suis aussi plus confiant sur ses chances de devenir au moins un bon joueur, vraisemblablement parce que j'ai largement pu voir ses qualités passées en de nombreuses occasions au crible de la longueur d'un match avec les défenses adverses exclusivement focalisées sur elles. Celles des deux perles européennes n'ont pas autant eu l'occasion d'être autant mises à l'épreuve (moins de responsabilités, moins de temps de jeu) et si le fait qu'elles aient mis le nez à la fenêtre à un niveau de compétition plus élevé est en leur faveur, il ne donne finalement que peu d'informations sur la faculté de Porzingis et Hezonja à les dérouler efficacement dans un rôle plus exposé.

Mais ces trois joueurs sont loin de se résumer à ces maigres données et leur extrême jeunesse offre un champ des possibilités trop grand pour avoir des certitudes valables. Je ferai tout aussi bien de lancer une pièce en l'air, au moins je n'aurais pas à m'en vouloir si je me plante.

Et mince, mais si les Lakers draftent Russell plutôt que Jahlil Okafor? Je risque de me tirer une balle dans le citron avant de filer à Adam Silver le nom du prospect sélectionné.

L'effectif des Sixers, ou plutôt les pierres de la reconstruction qui sont déjà en place, Nerlens Noel et Joel Embiid, rendent stupide la sélection d'Okafor. Tous les trois sont des pivots qu'on peine à imaginer pouvoir être aussi bons qu'attendus s'ils sont décalés au poste 4. Une paire intérieure Noel-Embiid peut à l'extrême limite être envisagée car Noel devrait pouvoir défendre sur la plupart des power forwards adverses, format small ball compris, et tenir plus ou moins les pick and rolls, tandis qu'Embiid pourvoirait de toute façon la protection du cercle que Noel ne pourrait plus aussi bien produire en risquant d'être ainsi éloigné du cercle par une attaque maline. De l'autre côté du terrain, on ose espérer que le jeu dos au panier et le potentiel de shooteur du camerounais puisse faire vivre une attaque au spacing délicat du fait de la présence de Noel en ailier fort. Mais de manière générale, cette combinaison fait irrémédiablement naître le sentiment que ces deux joueurs ne seraient pas exploités au maximum de leurs moyens.

Alors comment voulez-vous caler Okafor au milieu de ce couple déjà mal assorti? Pire encore, si la combinaison entre Noel et Embiid peut être proposée du bout des lèvres pendant un temps, celles joignant Okafor et Embiid ou Okafor et Noel paraissent déjà voué à l'échec. La défense Embiidokafor pourrait à peine suivre les déplacements d'un power forward classique (ne parlons pas d'un small ball ennemi) ou survivre aux pick-and-rolls, et l'attaque Jahlioel verrait les quatre pieds de ce monstre se marcher dessus tout en clouant le cercueil d'un spacing pourtant indispensable. La paire Noelokafor ne ferait que dessiner le ballet de deux pivots clownesques s'emmêlant les pinceaux en essayant de faire chacun leur boulot malgré le boulet qu'ils sont tous les deux l'un pour l'autre dans leur domaine respectif.

Je n'ai rien contre l'idée d'avoir trois intérieurs qui jouent chacun une trentaine de minutes sur les postes 4 et 5 mais il doit y avoir au moins un joueur calibré sur chacune des deux positions et un autre capable d'enfiler les deux costumes sans problème pour que cette configuration ait au moins une petite chance de fonctionner. Le trio Noelembiidokafor forme un ménage à trois si dégueulasse qu'on ne le trouverait pas chez le plus sordide loueur de vidéos du circuit clandestin et il est donc à plusieurs pâtés de maison de cette petite chance. Oh et j'oubliais. Dario Saric, qui a le talent et le profil pour être un power forward d'une valeur rare en NBA, deviendra lui aussi un Sixer d'ici peu. Punaise.

Mais on ne drafte pas un joueur avec un pick si haut placé en se fondant sur les besoins de son effectif. Pas quand Philadelphie n'a encore aucune certitude sur la présence d'un franchise player dans son roster, pas quand on a poussé si loin et si douloureusement le concept du tanking pour obtenir le ou les joueurs susceptibles de porter la cité fraternelle aux firmaments, et pas quand les joueurs disponibles après Okafor ne semblent pas avoir autant de valeur que lui. Purée, on est coincé.

Okafor est si fort en attaque que je pourrais pleurer en comparant son jeu offensif à celui de Dwight Howard, pourtant titulaire de 18 points en moyenne à 58% de réussite en 11 ans de carrière. Envoyer la balle à un intérieur quand il est dos au panier avec un défenseur sur le râble n'est pas ce qu'il y a de plus difficile en basket mais cela ne donne que rarement de bons résultats. Pourtant, lorsque le freshman de 2,11m recevait la gonfle dans cette position ingrate, Duke scorait 130 points sur 100 possessions, un chiffre dingue daté de fin janvier qui serait apparemment passé à un toujours très bon au regard de la difficultés de la situation, 100 points sur 100 possessions au terme de l'exercice. Comment? Tout simplement parce que le bonhomme est monstrueux en simple un-contre-un dos au panier et qu'il possède également la qualité de passe, l'intelligence et la vision de jeu pour servir un coéquipier ouvert, notamment quand son talent de scoreur dos au panier attire un défenseur supplémentaire sur lui.

Jahlil
Okafor

A 19 ans, Okafor est une machine à forcer les prises à deux et un maître pour les exploiter. Dans une NBA où la quasi-totalité des efforts stratégiques collectifs un peu élaborés visent avant tout à créer un décalage pour faire émerger un attaquant dépourvu d'un défenseur (et notamment derrière la ligne à trois points), Okafor devient à lui tout seul un système de jeu bigrement efficace. Plus encore, l'intérieur propose cette force sur demi-terrain, à savoir dans la situation offensive où il est le plus difficile de scorer (en opposition avec la situation de transition). En général, les meilleures équipes cherchent (et arrivent) à marquer un four de points "faciles" en créant du jeu de transition (contre-attaques, action dès le début de la possession, avant que la défense adverse soit bien en place) parce qu'à l'inverse, scorer sur demi-terrain (et donc face à des défenses organisées proprement) en maintenant un certain degré d'efficience demande énormément de travail, d'intelligence et d'adresse.

Or, avec Okafor sur le parquet, l'équation du scoring sur demi-terrain devient bien moins complexe: il suffirait de lui filer la balle dos au cercle le plus proche possible du panier pour avoir un résultat d'une efficacité à peu près équivalente sans avoir à déployer tous ces efforts, ces astuces et cette énergie normalement requis. Donc si avec Okafor, mettre des points dans ces situations de demi-terrain devient plus facile, l'heureuse propriétaire du pivot à la technique d'orfèvre aura un avantage certain sur à peu près toutes les autres équipes. Bien sûr, cette équipe économiserait aussi des ressources (énergie, etc) qu'elle pourrait ventiler dans d'autres secteurs. Pour peu que cette sournoise franchise parvienne à coupler cette efficacité sur jeu posé offerte par Okafor à un excellent jeu de transition, on pourrait avoir devant les yeux le genre de monstre offensif protéiforme capable de cingler n'importe quelle défense roulant des mécaniques.

Sauf que créer du jeu de transition passe par une grosse défense susceptible notamment de provoquer tirs ratés chez l'ennemi et de gober les rebonds qui en sont le fruit afin de lancer le plus rapidement possible ces attaques éclairs. Prendre un panier permet en effet quasiment systématiquement à l'opposition de se replier et d'organiser soigneusement sa défense. Or, Okafor est malheureusement également plutôt bon pour prendre des paniers.

C'est à ce moment qu'Okafor devient un fichu dilemme à se jeter sous une douche froide. Le Jahlil peut-être aussi fort qu'il veut lorsque son équipe a la possession, s'il rend à l'attaque adverse chaque point qu'il marque, cette histoire va faire un joli surplace. J'exagère mais ce n'est pas loin d'être l'idée. Il y a deux ans, Minnesota déployait l'une des meilleures attaques de la ligue mais ne se qualifiait pas en playoffs parce que sa défense, intérieure notamment (Kevin Love et Nikola Pekovic), fuyait comme un sceau percé par la rouille. Empêcher l'adversaire d'approcher le cercle pour des paniers faciles est peut-être le fondement premier d'une défense et le joueur le mieux placé pour se charger de cette tâche est sans conteste -et de loin- le pivot. A Duke, Okafor n'empêchait rien du tout. Quant aux rebonds défensifs, le chicagoan d'origine est plutôt moyen donc si en plus, l'adversaire a le droit de récupérer la balle quand il rate son tir...

La cause n'est toutefois pas perdue de ce côté du terrain. Okafor est férocement long (2,11m sur lesquels se posent des bras d'une envergure de bras de 2,25m), correctement épais et intelligent. Il ne décolle pas beaucoup les pieds du sol et ne montre pas une très bonne vitesse latérale mais c'est aussi le cas d'Andrew Bogut, Marc Gasol et Roy Hibbert, tous les trois des défenseurs de très haut niveau. Prendre de la place dans la raquette, se positionner intelligemment, maîtriser les timings et lire la défense adverse, voilà ce qui font de ces joueurs des protecteurs de raquette malgré leurs physiques longs et costauds mais pas explosifs pour un sou comme Okafor. Le jeune futur drafté a 19 ans et partage pas mal de ces talents particuliers en attaque. Alors avec un peu de temps, il pourra peut-être en faire de même en défense. Il n'atteindra vraisemblablement pas le niveau de ces pivots en la matière (cela dit, Bogut était aussi mauvais défenseur que lui au même âge) mais pourra s'en approcher suffisamment pour être au moins solide. DeMarcus Cousins y est brillamment parvenu l'espace de quelques semaines, jusqu'à ce que sa franchise lui fasse comprendre que ça la gênait de gagner des matchs.

Cela ne dépend que de lui. Son manque d'intérêt pour l'aspect défensif est évident et certains questionnent sa passion pour le jeu (le genre de trucs qui fout les jetons) mais le basket est facile pour lui depuis tant d'années qu'il n'a jamais vraiment eu à bosser le sujet pour tout casser chez les jeunes. Son esprit de compétition n'a jamais vraiment été titillé et je ne sais pas si quelqu'un a pris la peine d'essayer de lui apprendre à défendre (Mike Krzyzewski a dû faire deux-trois trucs en ce sens, cela dit). Le monde de la NBA est différent. Le challenge prendra une autre saveur et Okafor sera cerné par des professionnels. L'intérieur n'a que 19 ans, c'est un peu tôt pour dire qu'il n'évoluera pas.

Et s'il n'y arrivait pas? Je ne peux pas miser une bonne partie de ma reconstruction sur l'hypothétique progression d'un joueur dans un domaine aussi décisif que la défense intérieure. Coller à ses côtés un autre protecteur de cercle également capable de contenir les pick-and-rolls comme Noel (type de profil par ailleurs assez difficile à trouver en soi) pourrait colmater un peu le problème mais un tel joueur ne peut pas protéger la raquette et défendre les PnR en même temps. Surtout, ce genre de joueurs est rarement capable de s'écarter utilement du panier dans les phases offensives. Or, rien n'est ne serait plus précieux sur les flancs d'Okafor qu'un autre intérieur capable d'allumer à longue distance pour contraindre les défenses à choisir entre laisser le prodigieux scoreur intérieur faire la fête à son vis-à-vis en un contre un et lancer une prise à deux sur lui avec le risque de le voir basculer la balle vers ce power shooteur complètement ouvert.

Combien existe-t-il d'ailier capable de protéger le cercle, de contenir les PnR et de shooter de loin? Serge Ibaka depuis peu et que dalle après ça. Ah si, Porzingis normalement. Je vous l'avais dit que le profil du letton était une petite pâtisserie faite par les dieux. Et quand bien même, comme je l'ai dit, cela ne ferait d'une telle raquette qu'une défense intérieure de bon calibre et il faut en principe plus que ça pour viser les étoiles. En principe.

En l'état, Okafor n'est donc pas un prospect autour duquel il est aisé de construire une équipe taillée pour dominer. Mais après tout, son talent est peut-être tel qu'il pourrait malgré tout nous faire avaler sans peine ses faiblesses et son profil difficile à gérer. Là est la question. Si c'est le cas, hésiter à jeter son dévolu sur lui n'a pas vraiment de sens. L'ennui, c'est qu'il n'est pas dieu possible de le savoir. Sam Hinckie est peut-être en train d'abandonner des dizaines d'heures de son existence à disséquer vidéos et rapports sur le Dukie pour essayer d'avoir une réponse. Il sait qu'il n'attrapera pas la vérité tant que le jeune homme n'aura pas mis un petit millier de fois les pieds sur un parquet NBA mais il peut au moins tenter de s'en approcher, pense-t-il. Cela réduira le risque d'erreur quand il devra faire un choix, se dit-il sûrement. Mais en réalité il le sait bien, qu'importe le temps passé à étudier Okafor et à récolter des informations à son sujet, la marge d'incertitude demeurera toujours trop grande pour pouvoir se décider à le prendre ou non sans qu'il y ait de risque de se planter.

Je n'exclue pas la possibilité qu'Hezonja ou Porzingis deviennent au final de meilleurs joueurs que le Blue Devil mais le pivot américain me semble avoir plus de chances de son côté. On n'utilise pas un 3ème choix de draft d'avantage en fonction des besoins de l'effectif que de la qualité des prospects quand on est une équipe en reconstruction encore sans franchise player affirmé, dit-on. Malheureusement, je n'ai aucun argument à opposer à ce principe. Alors, on fait quoi, on drafte Okafor malgré nos deux autres jeunes et géniaux pivots? Hinkie, je suis dans tes chaussures depuis dix minutes et j'ai déjà le ciboulot qui siffle. Pourtant contrairement à toi, je ne risque pas ma place, ma réputation ou ma tête si je me balade à Philly et partout où la nation rouge et bleue possède des représentants.

Mais finalement, on peut considérer que le principe de prendre le meilleur joueur possible sans tenir compte de ses besoins souffre toutefois d'une limite, limite que taperait du front la sélection d'Okafor dans le cas particulier des 76ers. Il faut au moins une superstar pour gagner un titre mais une accumulation mal fichue de superstars ne donne rien du tout. Ainsi, je ne commencerai pas une saison avec Noel, Embiid et Okafor. A vouloir prendre systématiquement les meilleurs joueurs sans faire de compromis, je vais tout simplement les faire se gêner dans leur développement et au mieux perdre du temps, au pire faire de ma retentissante reconstruction un pétard mouillé.

L'option du trade est assez séduisante. Convertir l'un de mes trois talentueux intérieurs en une pièce de valeur équivalente mais sur un autre poste semblerait être la solution idéale. Elle le serait sauf qu'il est généralement difficile de trouver une valeur équivalente à un joueur qui n'a pas encore foulé un parquet NBA, aussi prometteur soit-il. Cela d'autant plus quand le monde entier sait que la franchise serait dos au mur avec sa configuration intenable. N'importe quel interlocuteur profiterait de cette position de force pour récupérer le plus en donnant le moins car après tout, c'est Philly qui serait coincé avec ses trois centers, ce serait à elle de faire des efforts pour sortir de son bourbier. Et bon courage pour trouver un joueur présentement et/ou potentiellement meilleur que Porzingis ou Hezonja (parce que si c'est pour avoir l'équivalent, autant drafter directement l'un ou l'autre plutôt qu'Okafor) que son équipe voudra bien lâcher en échange d'un prospect plus risqué dans le sens où le mec transféré aurait, contrairement à Okafor, déjà pu faire ses preuves dans la grande ligue.

Les chances sont ainsi infimes de parvenir à quelque choses de satisfaisant avec cette option du transfert. Si ma rhétorique ne vous suffit pas, allez jeter un coup d??il à cet épouvantail défraîchi qu'est désormais Derrick Williams. Je n'ai jamais vraiment eu le béguin pour ce joueur mais il faisait pratiquement aucun doute pour moi qu'il ferait un très bon power forward titulaire aussi longtemps qu'aurait duré sa carrière. C'est pourquoi il était clairement le deuxième meilleur prospect de la draft 2011 (certes pas la draft la plus excitante) derrière Kyrie Irving et devant Brandon Knight ou Enes Kanter. C'est également pourquoi Minnesota l'a drafté avec son second choix. Les Loups avaient souscrit à la règle d'or du "sélectionner le meilleur joueur disponible, quitte à devoir s'arranger après", car oui en effet, le poste 4 des Wolves était déjà occupé par un titulaire indéboulonnable, Kevin Love.

Évidemment qu'ils ont tenté de transférer ce second choix avant, pendant et après la draft et évidemment que les contreparties proposées n'étaient pas à la hauteur du prospect ou même à la hauteur des prospects attendus un peu plus bas. Résultat, Minnesota a préféré conserver Williams en espérant en faire un small forward. Résultat, l'ancien élève d'Arizona a dû tenter de s'imposer en NBA en nageant contre le courant. Il s'est noyé et le joueur qu'on a pu observer cette année sous les couleurs de Sacramento n'est qu'une version atrophiée d'avoir passé trop de temps sans oxygène, du prospect drafté si haut.

Le risque d'un scénario similaire à Philadelphie ne peut pas être exclu et la sagesse de cette illustration inclinerait toutes les parties prudentes de mon être à laisser filer cette pépite qu'est Okafor pour Hezonja. Mais punaise, et si ni le croate, ni Embiid ou tout autre joueur des Sixers ne devient la superstar recherchée pour porter la franchise vers le sommet alors qu'Okafor le devient sous un autre maillot? C'est bien parce que le pivot a plus de chance qu'Hezonja ou Porzingis de le devenir qu'il est considéré comme un meilleur candidat à la draft. Et comme dit, avoir la meilleure superstar possible est, à quelques exceptions près, le seul moyen de prétendre au Valhalla. Les 76ers peuvent-ils alors vraiment se permettre d'en laisser passer une sous son nez de la sorte? Putain, je sais pas.

Transférer Noel ou Embiid alors? La trade value du camerounais est assez faible tant que les inquiétudes sur son état de santé physique ne sont pas éteintes. Mais surtout la quête sixerienne d'une jeune superstar s'oppose fermement à l'idée de transférer un joueur qui en a le potentiel comme c'est le cas d'Embiid, contre rien de moins qu'un jeune homme présentant un potentiel tout aussi grand (même si les chances que le pivot devienne cette surperstar ont pris du plomb dans l'aile ces derniers temps, elles existent toujours et à l'heure actuelle, Phila ne peut pas se permettre de les laisser filer contre autre chose que des chances au moins équivalentes). Vous l'aurez compris, une telle opportunité ne se présentera pas. Qui abandonnerait son gros potentiel pour un autre au-dessus duquel plane le risque d'une carrière entravée par les blessures?

Avec son profil de (génialissime) role player, Noel fait un meilleur candidat à un transfert. Sonder les autres équipes pourraient valoir la peine, tant un pivot capable de protéger le cercle et de défendre les pick and rolls est précieux. Mais justement, avec les incertitudes concernant l'avenir d'Embiid (pas seulement sur le plan physique, le risque de bust existe aussi avec lui comme avec n'importe qui n'ayant pas encore de matchs NBA à son actif) et l'actuel profil un peu pénible d'Okafor (qui peut évidemment lui aussi se planter dans la grande ligue, au même titre qu'Embiid), il serait peut-être bon de garder le marsupilami. Il est le seul parmi ce trio de pivots à avoir montrer des choses en NBA et celles-ci étaient extrêmement prometteuses. Il risque d'être confiné à un rôle limité de pivot défenseur/finisseur mais il est assez aisé de bâtir une belle équipe (à la grosse défense qui gifle) avec un joueur de ce type, surtout quand celui-ci s'annonce aussi bon.

Et quand bien même prendrait-on le risque de l'échanger, il serait dommage de le faire maintenant. Noel a mis un petit peu de temps avant de montrer réellement de quel bois il se chauffait et à mon avis la ligue dessine encore sa grande valeur avec des pointillés en attendant d'avoir des confirmations. Avec quelques mois de jeu supplémentaires, Noel devrait apporter ces confirmations attendues et voir ainsi sa cote s'élever de plusieurs crans. S'il doit être transféré, ce n'est donc pas maintenant qu'il faut le faire mais plus tard quand le monde n'aura plus aucun doute quant à son fabuleux impact en NBA.

Ainsi, à moins qu'une opportunité de platine se présente (je sais pas, les Spurs qui ont soudainement envie de se débarrasser de Kawhi Leonard par exemple), je ne traderai pas mon pick ou mes pivots dès cet été.

Si D'Angelo Russell est pris au second choix, Hinckie mon pote, on est dans une sale purée. Alors écoute, je ne sais pas ce que tu comptes faire mais moi je prends les devant et sort toutes les stratégies de mon sac à astuces pour ravir le pick 2015 des Lakers sans trop me déplumer le caillou. J'en aurais le fondement douloureux mais je pourrais aller jusqu'à rendre leur choix de draft du premier tour 2016 que les Sixers avaient attrapé au vol au hasard de quelques transactions. Je ne serai toutefois pas étonné de voir ce pick devenir moins clinquant d'ici un an. Mais je ne serai pas non plus étonné de le voir atterrir en une position bien alléchante. Encore un pari et encore un dilemme.

Peut-être m'en tirerais-je en ayant à me délester d'une valeur un peu moindre telle qu'une flanquée de choix du second tour ou un bon petit jeune comme Jerami Grant ou Robert Covington. Après tout, l'écart entre les deux picks n'est pas bien épais au regard des prospects. Il reste toutefois évident que les Lakers verraient clair dans mon jeu et me menacerait de drafter Russell si je leur donne pas les clés de mon coffre. Je comprendrai aussi qu'on oppose le risque de me voir être le dindon de la farce car les angelinos comptent peut-être tout simplement sélectionner Okafor et je leur aurai donc offert des petites friandises supplémentaires pour rien. Ou parce que dans l'absolu Russell n'est pas forcément un meilleur prospect qu'Okafor et que ce serait cher payé de l'avoir lui en lâchant quelques unes de mes bonnes cartes plutôt que le pivot, sans rien abandonner.

Alors quoi, je ne fais rien et serre le croupion en espérant que les Lakers choisissent Okafor et me laissent Russell? Tu parles d'une stratégie... Hinckie peut tirer autant de fils qu'il veut et inventer des plans efficaces à partir du néant, il restera toujours un tas de choses qui échapperont à son contrôle. Après toutes ces années d'études, de réflexions cartésiennes sur le basket et d'efforts pour rationaliser ce sport, imaginer ces GMs modernes en être réduit à prier leur bonne étoile en deviendrait presque savoureux.

Et si ça se trouve, Okafor sera la superstar recherchée et pas Russell. Ou bien Porzingis ou Hezonja. Foutu job de medium.

Je n'ai pas évoqué l'état de santé de Joel Embiid, un peu plus inquiétant depuis peu. Cet élément est loin d'être dénué d'influence sur la décision à prendre quant à ce 3e choix de draft mais au final, il ne fait qu'ajouter encore un peu plus d'incertitude à une équation qui, comme vous l'avez compris, est déjà trop complexe et truffée d'inconnus pour qu'une réponse un tant soit peu ferme soit apportée. Que ce soit Russell ou Okafor qui soit disponible en troisième position, le problème reste le même: dans cinq ans, on se retournera peut-être sur cette draft 2015 en pensant que ce jour-là, Hinckie a pris la mauvaise décision et raté sa chance de réussir le plan pour lequel la franchise a tant sacrifié. Et toutes les réflexions épileptiques parfois proches de la folie que j'ai esquissé ici et qui tournent en vrille furieuse dans l'esprit du GM, ne suffiront pas à contrôler ce risque.

Pourtant, il faut prendre une décision. L'horloge de la draft a commencé à découdre les mailles des cinq minutes imparties à Philadelphie pour faire son choix.

Punaise.

StillBallin (@StillB allinUnba)





































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